Catégorie : avis lecture

Avant de t’oublier

Auteur : Rowan Coleman

Editeur : Milady

Genre : Contemporain

Résumé : Claire mène une vie heureuse en compagnie de son mari et de ses deux filles. Mais son bonheur est de courte durée : elle découvre qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Sa mémoire part à la dérive, et elle oublie ce qu’elle croyait gravé en elle pour toujours. Pour lutter contre sa disparition, son mari lui offre un carnet dans lequel elle notera tout ce qu’elle n a pas encore oublié. Une façon de faire comprendre à ses filles que même si ses jours sont comptés, la vie a encore de beaux jours devant elle.

 

Mon avis


 

J’ai beaucoup aimé ce roman traitant d’Alzheimer. Si on connait tous cette maladie, au moins de nom, elle me touche d’un peu plus près depuis quelques mois, et j’étais donc curieuse de lire cette histoire. Je ne regrette pas un seul instant cette lecture.

 
L’intrigue

L’histoire nous est racontée du point de vue d’Alice, femme d’une grosse quarantaine d’années, qui on l’apprend bien vite souffre d’un Alzheimer précoce. On entre dans sa tête, on partage ses absences, ses doutes et ses déroutes alors qu’elle nous raconte sa vie et comment elle essaie au quotidien de reculer l’échéance : ce jour où elle ne se rappellera plus de ses proches. C’est aussi par ses yeux qu’on fait la connaissance de sa famille : son mari, ses filles, sa mère. Tous essayent de l’aider comme ils le peuvent, ce qui n’est pas sans créer des conflits. Surtout avec son mari, qu’Alice est le premier à oublier. Ce qui n’arrange rien quand elle tombe sous le charme d’un inconnu qui lui fait oublier sa maladie.

 
Les personnages

J’ai trouvé que tous les personnages étaient écrit avec une justesse bouleversante. Que ce soit Alice, luttant contre la confusion et la peine qu’elle inflige à ses proches sans le vouloir; ou son mari, touchant dans sa façon de vouloir l’aider alors qu’elle l’a oublié; ou sa mère, ignorant ses rebellions pour mieux s’occuper d’elle; ou encore sa fille de 20 ans qui a du mal à trouver sa place avec cette épée de Damoclès sur leur tête. Ils sont tous terriblement attachants.

 
Pour conclure

Je ne peux que vous conseiller ce roman que j’ai dévoré. Le style d’écriture est fluide et on se laisse facilement porter par les mots et les émotions qu’ils génèrent.

Confessions d’un automate mangeur d’opium

Auteurs : Fabrice Colin et Mathieu Gaborit

Éditeur : Bragelonne

Genre : Science-fiction

Résumé : Paris, 1899… L’industrie, portée par la force de l’Éther, a révolutionné le monde. Le ciel bourdonne de machines volantes, les automates sont partout qui agissent au service des hommes, hommes qui communiquent entre eux par téléchromos d’un continent à un autre. Dans cette ville moderne où s’ouvre une éblouissante Exposition Universelle, une jeune comédienne, Margo, aidée de son frère psychiatre, enquête sur la mort mystérieuse de son ex-maîtresse et d’un singulier personnage créateur de robots…
Écrites à deux mains par deux jeunes auteurs incroyablement doués, ces Confessions d’un automate mangeur d’opium sont un bonheur d’imagination et de virtuosité littéraire, à découvrir au plus vite.

Mon avis

Une chose à savoir sur moi, c’est que j’aime beaucoup le Paris de la belle époque et une aventure steampunk dans cette ville a tout pour me plaire. C’est donc avec curiosité et impatience que j’ai commencé ce roman.

L’intrigue
L’histoire s’ouvre sur une pièce : Margo, jeune comédienne, interprète Juliette dans la fameuse pièce de Shakespeare. Dès les premières phrases, on est happé dans un univers bien particulier et très plaisant. Le premier chapitre est raconté du point de vue de Margo. On découvre une jeune femme au caractère bien trempé avec un petit grain de folie, par lequel on entrevoit ce Paris étrange mais pourtant familier. Après la représentation de sa pièce, elle retrouve son frère Théo, qui sera le deuxième narrateur de cette histoire. En lisant le journal, Margo découvre qu’une de ses amies est décédée. Les conditions de sa mort sont étranges ; Margo soupçonne aussitôt un assassinat. Elle décide d’enquêter, aidée à contrecœur par son frère. Ils découvrent rapidement un lien avec la nouvelle invention des automates intelligents.
Si j’ai bien aimé les premiers chapitres avec la découverte des personnages et la mise en place de l’univers, la suite du roman m’a déçue. En effet, tous les événements se passent trop vite, et certains points de l’histoire ne sont pas assez approfondis. Du coup, je me suis quelque peu détachée du roman.

Les personnages
Je me suis très facilement attachée aux personnages, surtout à Théo. J’ai aimé qu’il soit plus dans la retenue que sa sœur, sans pour autant que ça ne l’empêche d’agir quand il le fallait. J’ai également trouvé sa vie à côté de l’enquête plus intéressante, notamment tout le côté psychiatrique et ses inquiétudes sur l’éther. Margo est également mignonne. J’ai beaucoup apprécié son petit grain de folie, un peu moins son inconscience.
Les personnages secondaires sont également notables. Ils ont tous des petites caractéristiques qui les rendent uniques.
Malheureusement là encore, tous ses personnages auraient été encore plus intéressant si l’histoire avait été approfondie.

L’univers
Ce que je préfère dans ce genre de roman, c’est l’univers et la façon dont l’imaginaire se mélange au réel. Toutes les technologies qui auraient pu voir le jour lors de la révolution industrielle. Je n’ai pas été en reste dans ce roman et les trouvailles des auteurs sont sympathiques. J’ai surtout bien aimé l’invention de l’éther et toutes les dérives que son utilisation comporte. Ce n’est pas sans rappeler la découverte du radium au début du 20ème, quand il était utilisé dans tout et n’importe quoi sans qu’on se doute que c’était extrêmement mauvais pour la santé. Cette partie là du roman est sans doute ce que j’ai préféré. L’intrigue concernant les automates n’étaient pas sans intérêt non plus, mais plus commune.

Pour conclure, j’ai bien aimé ce roman mais suis tout de même un peu déçue. J’ai l’impression qu’il n’a pas atteint son plein potentiel. Je vous le conseille tout de même, car il possède de belles trouvailles.

Au cœur du silence

Auteur : Graham Joyce

Éditeur : Milady

Genre : Romance, thriller

Résumé : Dans les Pyrénées françaises, un jeune couple marié est enseveli sous une avalanche alors qu’ils skient. Miraculeusement, Jake et Zoe arrivent à sortir de la neige… pour découvrir que le monde qu’ils avaient connu a été frappé par un étrange silence absolu. Leur hôtel est complètement vide. Les portables et les lignes ont été coupées. Une évacuation aussi soudaine et minutieuse laisse Jake et Zoe dans une terrifiante situation. Ils sont coincés dans la tempête, complètement isolés, avec une autre avalanche menaçant de les engloutir… à nouveau. Alors que le couple est témoin d’étranges événements, ils sont confrontés à une terrifiante vérité concernant cette terre silencieuse qu’ils habitent désormais.

Mon avis

J’ai pris ce roman lors de la dernière grosse OP de Bragelonne. Le résumé ne m’a pas à 100% séduite, mais suffisamment intriguée pour que je tente le coup. Je ressors de ma lecture plutôt mitigée.
 
L’intrigue
L’histoire commence à la montagne, où on rencontre un couple de skieur, Jake et Zoé, qui profite des pistes en solo, jusqu’à ce qu’il soit rapidement pris dans une avalanche. On a alors droit à un chapitre du point de vue de la femme. Ses sensations et son angoisse sont plutôt bien retranscrites, et c’est peut-être le chapitre que j’ai préféré dans ce roman. Mais Zoé est rapidement secourue par son mari. Et personnellement, dès ce chapitre, j’avais déjà compris toute l’intrigue, ce qui fait que je n’ai pas été surprise et suit donc passée à côté de ce roman. Jake et Zoé se sortent donc de leur mésaventure et rentre donc dans un hôtel désert, à proximité d’un village tout aussi désert. Ils vont donc devoir comprendre leur situation et s’y adapter. Le reste du roman est assez plat (du moins quand on a déjà compris les tenants et aboutissants) et mon intérêt n’a pas été non plus éveillé par les personnages.
 
Les personnages
Je n’ai pas réussi à m’intéresser à eux. L’ambiance volontairement froide donnée à l’histoire les a touchée aussi et je n’ai pas réussi à les apprécier. Objectivement, ils sont bien caractérisés, mais je n’ai pas réussi à y croire ni à les aimer suffisamment pour m’intéresser à leur histoire. Cela dit, Zoé m’a semblé avoir plus de consistance, et j’ai aimé quelques-unes de ses observations.
 
Pour conclure, Au cœur du silence a une écriture de qualité, mais je n’ai vraiment pas accroché à l’histoire.

Carnaval

Saga : Michael Talbot et Ida Davies, tome 1

Auteur : Ray Celestin

Éditeur : Le cherche midi

Genre : policier, historique

Résumé : Au cœur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s’affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant…
Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

Mon avis

J’ai lu ce livre suite à la chronique du tome 2 des pipelettes en parlent. Je l’ai lu en diagonale pour ne pas être spoilée, mais quelques mots clés m’ont donné envie de lire le tome 1. Et ça a été une bonne découverte !

Je n’ai pas l’habitude de lire du policier, car ce n’est pas un genre que j’affectionne particulièrement. Mais j’aime bien y faire quelques incursions, surtout quand le contexte est riche, comme c’est le cas ici.

On est donc débarqués en pleine Nouvelle-Orléans, en 1919. Il est important de situer l’action, car la ville est un personnage à part entière. On y découvre ses différents quartiers, ses différentes communautés, et tout ce qui rend la Nouvelle-Orléans unique (notamment la musique).

On arrive au début du roman dans une ville survoltée. En effet, depuis quelques semaines sévit le tueur à la hache, qui s’en prend à des commerçants immigrés italiens. On prétend qu’il réussit à entrer et sortir sans ouvrir les portes. Beaucoup pensent qu’il s’agit d’un démon. Le climat de suspicion et de haine existant déjà entre les différentes communautés (italiens, afro-américains, créoles, irlandais) s’intensifie.

Michael Talbot, policier, est en charge de l’affaire et patine dans la semoule. Peu apprécié de ses collègues pour avoir envoyé en taule son mentor, Luca D’andrea, pour corruption, il est sur la sellette. Heureusement, le journaliste John Riley, lui fournit quelques infos. Luca D’Andrea, lui, vient de sortir de prison pour bonne conduite. De retour à la Nouvelle-Orléans, il est chargé par la mafia de mener l’enquête. Le parrain local veut faire un exemple de ce tueur à la hache qui met à mal son autorité. Ida Davies, quant à elle, est une jeune femme, secrétaire d’un détective privé, plus souvent consommé par l’alcool que par ses affaires. Décidée à prouver sa valeur, Ida veut résoudre l’enquête, accompagné de son ami Lewis « Louis » Armstrong…

On suit donc l’enquête menée parallèlement par ces quatre personnages. Les pistes s’entremêlent, et semblent parfois aller dans des directions différentes.La résolution de l’enquête m’a donc surprise, ce qui est l’essentiel au final.

Les personnages sont assez sympathiques à suivre. Ils sont profonds, ont des caractères bien dessinés et un vrai passé qui les taraude.

Ce qui pour moi fait vraiment ressortir cette histoire du lot, c’est le climat de la Nouvelle-Orléans et les thématiques qu’il permet d’aborder : communautarisme, racisme, corruption, prostitution, magie et vaudou… Ces thèmes s’entremêlent et nous offrent un background détaillé qui enrichit l’histoire.
De plus, le climat apporte une tension particulière, surtout sur la dernière partie du roman.

En ce qui concerne le style, je l’ai trouvé fluide. On défile les pages sans même s’en rendre compte. Le vocabulaire est varié, sans pour autant être grandiloquent.

Pour finir, si vous aimez l’Histoire et que le genre policier ne vous rebute pas, je vous conseille ce roman original.

Nos infinis chaos

Saga : Infinite love, tome 1

Auteur : Alfreda Enwy

Éditeur : Milady (Emma)

Genre : Romance

Résumé : Dylan a vécu un grave traumatisme dans son adolescence, depuis lors, elle fait ce qu’elle peut pour se reconstruire. En débarquant à San Francisco, elle compte bien reprendre sa vie en main : poursuivre son entraînement au sport de combat, obtenir une licence de management, et, surtout, garder ses distances avec la gent masculine – ses lèvres n’embrasseront plus jamais celles de personne. Plus jamais. À moins que la rencontre de Nate, séduisant boxeur au passé sombre, et de son fils de 4 ans, aussi charmant que son père, ne vienne perturber cette dernière règle.
Alors que leurs chemins ne cessent de se croiser, Dylan sent son cœur et son corps s’éveiller, et ses troubles passés la hanter de nouveau…

Mon avis

J’ai pris ce roman numérique lors de la grosse OP Bragelonne/Milady de juillet. Je ne suis pas une grande fana de romance en général, mais quand le résumé sort un peu des sentiers battus, je peux me laisser tenter. C’est le cas ici.
L’histoire nous est racontée du point de vue de Dylan, jeune femme qui a vécu un traumatisme dans son adolescence. Voulant échapper à ce passé envahissant, elle déménage à San Fransisco. C’est là qu’elle fait d’abord la rencontre de Kyle, garçonnet adorable de 4 ans, puis de son père Nate que le destin s’amuse à remettre sans cesse sur son chemin.
Le personnage de Dylan est intéressant à suivre. On suit son combat quotidien pour réapprendre à vivre après avoir été violée dans son adolescence. Ses cauchemars nous relatent exactement ce qui s’est passé à cette époque. Je dois dire que ces passages sont assez édifiants, et retranscrivent bien le ressenti qu’on pourrait avoir dans des situations pareilles. On en viendrait presque à perdre foi en l’humanité. Heureusement que le reste du récit est là pour nous faire sourire et espérer.
Les personnages de Nate et de Kyle sont adorables. La relation père/fils entre les deux est touchante et j’ai facilement compris comment Dylan pouvait tomber amoureuse de Nate. Par contre, j’ai trouvé le rapprochement entre les deux, malgré leur alchimie indéniable, un peu rapide. Mis à part que Dylan refuse les baisers, j’ai trouvé qu’ils couchaient rapidement ensemble. Mais la question du traumatisme de Dylan est bien traitée dans son refus des baisers, du coup ça passe.
J’ai également été surprise du jeune âge des personnages. Vers le milieu du roman, on apprend que Dylan a 20 ans et Nate 24.
Je les imaginais plus dans la fin de vingtaine. J’avoue que ça m’a un peu sortie du roman. J’avais plus de mal à m’identifier (oui, je suis une trentenaire, bouh !)
Le récit introduit également un club de boxe qui est le point de ralliement de Dylan, Nate et de toute une bande d’amis qui se met en place dans ce premier tome. Ce club de boxe est le dénominateur de cette saga de Alfreda Enwy. Les personnages ont tous un petit quelque chose qui les rend sympathique à suivre. Je ne pense pas pour autant lire le tome 2.
Car même si les personnages sont attachants et le propos intéressant, il n’y a guère de vraies surprises dans ce roman. J’ai deviné les événements qui allaient se produire facilement 100 pages avant si ce n’est pas plus. Vous me direz, dans une romance c’est l’histoire d’amour qui prime, mais personnellement j’ai besoin d’un peu plus.
J’ai passé un bon moment, mais je vais voler vers d’autres horizons maintenant.

Porcelaine

Auteur : Estelle Faye

Éditeur : Les moutons électriques

Genre : Fantastique

Résumé : Chine, vers l’an 200.
Xiao Chen est un comédien errant, jeté sur les routes par un dieu vengeur. Un masque à forme humaine dissimule son faciès de tigre, tandis que son cœur est de porcelaine fêlée. Son voyage va durer plus de mille ans.
Au cours de son périple, il rencontrera Li Mei, une jeune tisseuse, la Belle qui verra en lui plus qu’une Bête. Celle qui, sans doute, saura lui rendre son cœur de chair. Cependant Brume de Rivière, fille-fée jalouse et manipulatrice, intrigue dans l’ombre contre leur bonheur.
Pendant presque quinze siècles, rivalités et amour s’entrecroisent, tissant une histoire de passion, de tendresse et de sacrifice, sur fond de magie et de théâtre.

Mon avis

J’ai découvert ce roman dans la pochette surprise de ma médiathèque ayant pour thématique l’Asie. Par moi-même je ne pense pas que j’aurais pris ce livre, mais ça a été une belle découverte, même si je suis loin du coup de cœur.
Le livre nous conte l’histoire de Xiao Chen, fils d’un potier chinois au troisième siècle. Son père est obsédé par l’idée de créer une poterie parfaite. Il y parvient un jour, mais pour quelle soit parfaite, elle doit cuire plusieurs jours. Malheureusement, il vient à manquer de bois pour alimenter le feu. Xiao Chen décide alors de monter au sommet de la montage, où paraît-il existe le jardin magique du dieu de la montagne. Il y parvient, et réussit de peu à ramasser des aiguilles de pin. Son père réussit sa poterie, mais le dieu furieux maudit Xiao Chen en lui octroyant une tête et des sens de tigre en lieu et place de son visage humain. Les habitants de son village, terrifiés, le bannissent. Commence alors pour lui un voyage qui le conduira dans un monde de spectacle et de magie.
L’histoire est coupée en trois parties. La première se déroule au 3ème siècle et suit les aventures de Xiao Chen qui rentre dans une troupe de théâtre peu commune. Il y rencontre notamment Brume de Rivière, une fille-fée aux grands pouvoirs en sommeil, et pied-de-cendre, un séduisant comédien rêvant d’immortalité.
Les seconde et troisième parties se déroulent au 16ème siècle, et raconte comment Xiao Chen prend Li Mei pour épouse, comment ils tombent amoureux, et la jalousie et les machinations de Brume de Rivière.
Les personnages sont intéressants, on nous informe sur leurs pensées et leurs émotions. Cependant, mis à part pour Xiao Chen, on n’a pas beaucoup d’informations sur leur passé. Ils ont chacun leurs particularités, ce qui les rends intéressants à suivre.
Il y une certaine poésie dans la magie ancienne relatée par ce roman. Il y a un appel au rêve qui est assez agréable.
Le point noir de ce roman est pour moi le style. Je n’ai pas accroché à ce type de narration un peu froid. Je n’ai pas réussi à entrer pleinement dans l’histoire, malgré un potentiel certain.
Au final, j’ai passé un bon moment, mais ce roman ne restera pas gravé dans ma mémoire.

Je suis Adèle Wolfe

Saga : Wolf by wolf, tome 1

Auteur : Ryan Graudin

Editeur : Editions du Masque

Genre : jeunesse, science-fiction

Résumé : 1956. Le IIIe Reich et l Empire du Japon gouvernent le monde.
Afin de commémorer la victoire des forces de l’Axe sur le Royaume-Uni et la Russie, Hitler et l’empereur Hirohito organisent chaque année une grande course de moto entre leurs deux continents. Le gagnant remporte une entrevue privée avec le Führer lors du bal de la Victoire.
Yael, une survivante des camps, n’a qu’un but dans la vie : gagner cette course et tuer Hitler. Pour parvenir à ses fins, elle décide de se faire passer pour la gagnante de l’année précédente, Adèle Wolfe. L’affaire se corse lorsque le frère et l’ancien petit-ami de cette dernière décident eux aussi de participer à la course…

Continue reading >

Les lames du cardinal

Saga : Les lames du cardinal, tome 1

Auteur : Pierre Pevel

Editeur : Folio

Genre : Fantasy

Résumé : Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins… et même la sorcellerie, qui est l’œuvre des plus fourbes adversaires du royaume: les dragons! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes… Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger: les Lames du Cardinal!

Mon avis

Appréciant l’écriture de Pierre Pevel ainsi que l’histoire des trois mousquetaires d’Alexandre Dumas, j’étais curieuse de découvrir ce texte. J’ai apprécié ma lecture, même si j’ai été un peu déçue par rapport aux attentes que j’en avais.

On découvre ici un Paris du XIIIème siècle fantasmé, où une race de dragons existe et complote dans l’ombre. Cela dit, l’aspect fantastique est peu présent dans le roman qui se concentre surtout sur les complots politiques et sur la présentation des personnages.

Parlons des personnages, car au final c’est ce qui m’a le plus perturbé dans ce roman. Il y en a beaucoup, et leurs points de vue sont présentés les uns après les autres, sans qu’ils ne semblent avoir de rapport entre eux. Tout ceci fait que je me suis sentie perdue tout le premier tiers du roman. J’ai même failli abandonné. Mais j’aime tellement la plume de Pevel, que je me suis accroché, et je ne le regrette pas, car la suite du roman en vaut le coup.

Passé ce premier tiers du roman, les connexions entre les personnages ont commencées à se faire et ont réveillé mon intérêt. Les personnages constituant les lames du cardinal se sont révélés à la hauteur, et leur caractère et leur camaraderie m’ont rappelé ce que je préfère dans les trois mousquetaires. Un très bon point donc ! J’ai notamment eu un faible pour Agnès, Marciac et Leprat. Je vous en dit pas plus, pour vous laisser la joie de les rencontrer.

L’intrigue, comme je l’ai dit plus haut, fait la part belle aux complots politiques, tout en nous offrant de belles références historiques, notamment la rivalité entre l’Espagne et la France qui existait à cette époque-là. Pierre Pevel a le don pour poser des univers et des atmosphère intéressants, c’est toujours le cas ici. Il nous offre une aventure mêlant conflit de pouvoir et ésotérisme, nous laissant palpitant sur les dernières pages.

Pour conclure, malgré un début un peu confus de par la pluralité des points de vue, cette histoire se révèle à la hauteur par la suite. Si vous souhaitez lire une aventure rocambolesque à la hauteur des écrits d’Alexandre Dumas, je vous conseille la lecture des Lames du Cardinal.

Dragon Age, l’empire masqué

Saga : Dragon Age, tome 4

Auteur : Patrick Weekes

Éditeur : Milady

Genre : Fantasy

Résumé : Un voyage dans les contrées les plus sinistres et mortelles d’Orlaïs, où la valeur au combat l’emporte sur les titres de noblesse.
L’Impératrice Célène d’Orlaïs a accédé au trône de la plus puissante nation de Thédas grâce à sa sagesse et à son esprit aiguisé, ainsi qu’à ses talents de manipulatrice sans scrupule. Désormais, l’empire qu’elle a mené jusqu’à l’âge des Lumières est menacé de l’intérieur par le conflit larvé opposant les templiers aux mages, tandis que la révolte gronde parmi les elfes opprimés. Pour sauver Orlaïs, Célène doit garder le pouvoir par tous les moyens.
Doté des facultés légendaires des chevaliers orlésiens, le grand-duc Gaspard a remporté d’innombrables victoires au nom de l’empire et de l’Impératrice. Mais avec l’échec du Cercle, le chaos semble imminent, et Gaspard doute que l’approche diplomatique de Célène suffise à garantir l’intégrité de l’empire. La grandeur d’Orlaïs est en jeu. Les temps exigent un nouveau dirigeant. Un guide ne jurant que par le code de la chevalerie.
Briala est au service de l’Impératrice depuis leur enfance. Confidente, espionne et amante de Célène, elle utilise subtilement sa position pour améliorer la condition des elfes d’Orlaïs. Mais lorsque les contingences politiques forcent l’Impératrice à choisir entre les droits des elfes et le trône, Briala doit prendre parti.
Dans cette histoire palpitante, campée dans l’univers du jeu primé dragon age™, les alliances et les serments se font et se défont au gré de la lutte acharnée à laquelle se livrent Célène et Gaspard. Néanmoins, quelle que soit l’issue de cette bataille, les elfes d’Orlaïs, qu’ils se tapissent dans les forêts ou croupissent dans les bas-fonds, pourraient bien décider du destin de l’empire masqué.

Mon avis

L’impératrice Célène règne sur son empire depuis une vingtaine d’années, aidée par sa servante Briala et son garde du corps, Ser Michel. Mais un conflit entre les Mages et les Templiers se profile à l’horizon et son trône est menacé par son adversaire, le duc Gaspard.

C’est ma première incursion dans l’univers de Dragon Age. J’ai aimé le voyage, même si j’ai été perdue dans ce vaste univers. C’est le plus grand reproche que je fais au roman. Il ne prend pas le temps d’expliciter les différentes facettes de cet univers à ceux qui ne connaissent pas les jeux. Pourtant, beaucoup d’approfondissements auraient pu être intéressants, notamment cette menace de conflit entre les mages et les templiers qui plane. Pour moi, c’est un coup d’épée dans l’eau car je ne connais rien de ces deux castes et donc des conséquences d’un tel conflit. Du coup, je me suis retrouvée avec une histoire moins intense que si j’avais eu toutes les clés en mains, et une intrigue somme toute assez banale. Du coup, je me suis un peu ennuyée pendant la première partie du roman.

J’ai tout de même apprécié ma lecture grâce à la galerie de personnages présentés et à leurs relations. Célène est une impératrice subtile. On se rend compte au fur et à mesure qu’elle a des failles et que son jeu n’est pas toujours sincère, comme va l’apprendre à ses dépends sa servante et amante Briala. J’ai eu un gros coup de cœur pour Briala. Cette jeune elfe m’a beaucoup touché. J’ai aimé ses réflexions sur le monde qui l’entoure et son évolution. D’ailleurs la condition du peuple elfe, élément sommes toutes central de ce roman, est ce que j’ai préféré. Il est plutôt rare de voir le peuple elfe en mauvaise posture, et ici réduit en esclavage par les humains. J’ai trouvé ce racisme ambiant très bien reconstruit, et il est difficile de ne pas se ranger du côté des elfes dans cette histoire.

Les personnages masculins ont un peu moins de profondeur (mis à part Félassan, le mentor elfe de Briala que j’ai adoré). Ce sont des chevaliers qui agissent selon leur honneur, plus ou moins bien placé. Ser Michel a un caractère intègre mais qui cache un passé troublant qui a des répercussions sur sa manière d’agir. Ses interrogations face à ses origines s’avèrent intéressantes. J’ai détesté le duc Gaspard dès le début, mais après tout, il est présenté comme le grand méchant, et au début, je l’ai trouvé un peu cliché. Et puis, au fil des chapitres il se dévoile, et je me suis rendue compte qu’il n’était pas vraiment différent de l’impératrice Célène au fond. J’ai aimé être bousculé sur ce que je pensais acquis au début du roman.

Pour conclure, Dragon Age : l’empire masqué est une lecture agréable. Le roman aurait pourtant gagné à être enrichi de quelques explications supplémentaires sur l’univers. Certes, les amateurs du jeu y auraient peut-être trouvé une redite, mais je pense tout de même qu’un plus juste milieu aurait pu être trouvé. Cela dit, l’histoire vaut le coup de par ses personnages et sa vision du peuple Elfe.

Americanah

Auteur : Chimamanda Ngozi Adichie

Éditeur : Gallimard

Genre : Contemporain

Résumé : Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre.
Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés?
Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria.

Mon avis

J’ai commencé ce livre suite à la chronique de Jupsy, du blog Encore un chapitre. J’ai suivi ses conseils avisés et je ne le regrette pas, bien que je ne suis pas certaine d’avoir aimé le roman autant qu’elle.

Mais commençons par le début. Dans le premier chapitre, nous faisons la connaissance d’Ifemelu, nigériane vivant aux Etats-Unis depuis une dizaine d’années. Elle vient de fermer son blog qui marchait du feu de Dieu et a pris la décision de rentrer dans son pays natal : le Nigéria. Elle a également renoué avec son amour de jeunesse : Obinze, par le biais d’un simple sms. Alors qu’elle va se faire tresser les cheveux, c’est l’occasion de replonger dans ses souvenirs. Nous opérons un retour en arrière pour découvrir sa vie : ses jeunes années au Nigéria, son histoire d’amour avec Obinze, son arrivée aux U.S.A.

Toutes ces expériences nous dressent un portrait de ce qu’est la vie dans cette partie de l’Afrique actuellement. J’ai énormément appris, et déjà qu’inconsciemment, j’avais pas mal d’idées reçues en tête. Je pense que c’est l’un des buts de ce roman de nous mettre face à nous-même et il le fait avec brio.

Nous découvrons une galerie de personnages hauts en couleurs que j’ai beaucoup aimé. Même les personnages secondaires ne sont pas des coquilles vides. J’ai notamment adoré tante Uju, Obinze et sa mère. Obinze, le grand amour d’Ifemelu, m’a charmé par sa simplicité, mais aussi par ses doutes. Une partie du récit sera de son point de vue et nous permettra à moindre mesure de découvrir la vie d’un immigré en Angleterre.

Mais revenons à Ifemelu. En tant qu’étudiante, elle obtient une bourse pour aller étudier aux U.S.A. Son arrivée là-bas la trouble au plus profond d’elle-même. Sa vie ne sera pas de tout repos. Au bout de quelques temps, elle décide d’ouvrir un blog sur le racisme et sur ce que signifie être noir aux Etats-Unis. Le récit est émaillé d’articles de ce blog qui lui rajoute un plus.

La fin m’a plu. Elle n’est pas exceptionnelle, mais annonce comme un nouveau départ pour Obinze et Ifemelu.

J’ai appris énormément grâce à cette lecture. J’ai trouvé ce sujet passionnant, même si son traitement alourdit l’intrigue. J’ai ressenti quelques longueurs. A vrai dire, Americanah est pour moi à la frontière du roman et de l’essai. Mais je ne regrette pas ma lecture. Au contraire, je vous la conseille grandement.