Catégorie : avis séries TV

The Orville – Saison 1

Titre : The Orville

Saison : 1

Genre : Comédie, Science-fiction

Créateur : Seth MacFarlane

Casting : Seth MacFarlane, Adrianne Palicki, Scott Grimes, Penny Johnson Jerald…

Résumé : Au 25ème siècle, et 400 ans dans le futur, la Terre fait partie de l’Union Planétaire, une civilisation étendue, avancée et surtout pacifique avec une flotte de 3000 navires. L’un d’entre eux, Orville, est un vaisseau spatial de la flotte interstellaire terrienne, plus de toute fraîcheur. Son équipage, à la fois humaine et alien, est dirigé par l’officier de l’Union planétaire Ed Mercer, déterminé à prouver sa valeur et à écrire un nouveau chapitre dans sa vie. Pour l’épauler, son ex-femme Kelly Grayson, son meilleur ami Gordon Malloy, le docteur Claire Finn, l’alien d’une espèce uni-sexe Isaac, l’intelligence artificielle John Lamarr, la jeune officière de sécurité inexpérimentée Alara Kitan et la créature gélatineuse de nom de Yaphit, formeront la troupe qualifiée mais excentrique d’Orville. Tous vivront des aventures fascinantes et parfois dangereuses dans l’espace extra-atmosphérique, rythmées par leurs relations personnelles quotidiennes tumultueuses et captivantes, à bord du navire explorateur. (source : Allociné)

Points positifs :

  • Des personnages attachants qui ont du potentiel
  • Des intrigues SF modernes
  • Un esprit positif

Points négatifs :

  • Un humour parfois un peu trop potache qui dessert le propos
  • Un fil rouge trop basique

 

Bande-Annonce

 

Mon avis

 

J’aime beaucoup les séries SF. Le ton comique de cette bande-annonce m’a intrigué et tenté, d’autant que depuis la fin de Stargate Sg-1, il n’y a pas tant de séries SF avec des touches de légèreté.

Le pilote

Cet épisode, notamment l’introduction, m’a interloqué. On y suit Ed Mercer, le personnage principal qui surprend sa femme en train de le tromper. Digne d’une pièce de boulevard. Je n’ai rien contre, mais ce n’est pas ce que j’attends dans une telle série. La suite de l’épisode est assez classique. Ed se voit obtenir la commande d’un vaisseau spatial, ce qui est son rêve depuis des années. Alors qu’il prend son commandement, on rencontre les différentes personnes qui constitueront son équipage, dont son ex-femme.
On y rencontre aussi les grands méchants extra-terrestre, les krills, en guerre contre l’Union planétaire.
Le pilote fait son office, mais le mélange entre humour potache et SF est déroutant. J’ai tout de même eu envie de continuer l’aventure, ce que je vous conseille aussi de faire, car la suite s’améliore.

L’intrigue

L’intrigue générale est somme toute basique. Un équipage de vaisseau spatial parcourt la galaxie, rencontre de nouveaux peuples, tout en luttant contre leurs ennemis, les Krills. Le fil rouge, à savoir la guerre contre les krills est un peu trop déjà vue. J’ai eu très peur au début, car la mise en place est manichéenne à souhait : les gentils humains contre les méchants krills. Fort heureusement, ce conflit gagne peu à peu plus de subtilité, notamment avec le superbe épisode « Krill » qui permet de redistribuer les cartes.
J’ai préféré les intrigues des stand alone, qui passé le pilote gagnent en profondeur et en réflexion de façon moderne. Elles offrent des points de réflexion originaux sur différents aspect de notre société, que ce soit les conflits culturels, le système judiciaire, les relations humaines, l’idolâtrie, etc.
L’humour est présent tout le long de la série, et gagne en finesse au fur et à mesure, bien qu’ici et là, une blague plus potache vienne vous surprendre.

Les personnages

Au commencement, les personnages sont quelque peu clichés. Entre le capitaine plein de bonne volonté mais un peu dépassé, son meilleur ami pilote casse-cou et farceur, son ex-femme douée mais qui l’a trahi, l’extraterrestre androïde sans émotion et sans points communs culturels, l’extraterrestre impassible, tout ça sent le réchauffé. Pourtant, ils ont un capital sympathie important qui fait qu’on a envie de suivre leurs aventures. Et heureusement, car au fil des épisodes, ils gagnent en profondeur et en subtilité. Les cultures des extraterrestres sont originales et présentées sur un point d’égalité. Il est d’ailleurs intéressant de voir les réactions des personnages lors de conflits culturels.

Pour conclure, The Orville est une série de SF sympathique mais qui ne révolutionne pas le genre. Si vous avez envie d’un peu plus de légèreté, tout en ayant des pistes de réflexion, je vous conseille cette série qui offre un bon mix. Personnellement, je serais au rendez-vous de la saison 2 qui arrive le 30 décembre 2018.

 

The crown – Saison 2

Titre : The Crown

Saison : 2

Genre : Drame, historique

Créateur : Peter Morgan

Casting : Claire Foy, Matt Smith, Vanessa Kirby, Jeremy Northam…

Résumé : La deuxième saison traite des relations du couple royal, de l’histoire personnelle et du passé difficile du duc d’Édimbourg, ainsi que de l’éducation du prince Charles. Les frasques de la princesse Margaret et son mariage avec Antony Armstrong-Jones sont également abordées.

Mon avis


J’avais bien aimé la saison 1 de cette série historique mais pas si éloignée, mais je lui avais trouvé un côté froid qui m’avait empêché d’adhérer à 100%. La saison 2 a atténué ce défaut, et je l’ai donc préférée.
 
L’intrigue
On continue à visiter le règne d’Elisabeth 2 à la fin des années 50 et début des années 60. Le premier épisode donne tout de suite le ton en nous présentant un couple royal en pleine crise. J’ai beaucoup aimé la réalisation de cette scène, toute en silences et en non-dits. La série nous offre ensuite un retour en arrière sur plusieurs épisodes pour comprendre comment ils en sont arrivés là. On redécouvre alors la vie de la reine et de ses proches à travers leurs crises personnelles, mais aussi les crises nationales et mondiales.
 
Les personnages
Je me suis beaucoup plus attachée aux personnages cette saison. Que ce soit Elizabeth, le duc d’Édimbourg, la princesse Margaret ou le petit prince Charles, ils ont tous bénéficié d’un approfondissement bienheureux et intéressant. Elizabeth m’a semblé plus impliquée et donc plus humaine. En apprendre plus sur le passé du Duc d’Edimbourg me l’a rendu plus touchant, même si son comportement à l’égard de son fils dans l’épisode 9 est révoltant. Margaret, à laquelle je m’étais attachée dans la saison 1, est dans une spirale qui m’attriste. Cette série me permet de découvrir les membres de cette famille royale dont je ne connais que ce qui parait dans les journaux, et elle prend une autre dimension.
 

Kennedy et son épouse Jackie


Les thématiques
Ce qui m’a énormément plu dans cette saison, ce sont les différents aspects historique qui ont été traité. J’en ai appris beaucoup, et remis en perspective certaines choses sur notre histoire récente. Que ce soit la crise du canal de Suez, la colonisation en général, les amitiés nazies du duc de Windsor ou l’assassinat de Kennedy ou les scandales de la presse, ils sont tous révélateurs d’une époque en mutation. Tous ces événements ont été abordés d’une main de maître dans cette saison et j’ai été plus que subjuguée.
 
Pour conclure, je vous conseille plus que fortement de regarder cette saison 2, surtout si vous êtes passionnés d’histoire comme je le suis.

Godless – saison 1

Titre : Godless

Saison : 1

Genre : Drame, Western

Créateur : Scott Frank

Casting : Jeff Daniels, Thomas Brodie-Sangster, Scoot McNairy, Michelle Dockery…

Résumé : Sur les traces de Roy Goode, Frank Griffin et sa bande terrorisent le Far West. La traque les mène à La Belle, une petite ville paisible habitée par des femmes.

Mon avis


 
Je n’avais pas entendu parler de cette série avant de voir le trailer ci-dessus. L’aspect badass et ville far-west menée par les femmes m’a séduite et j’ai sans attendre lancé le pilote dès qu’il a été disponible.
 
Le pilote
Malheureusement, même si le pilote se révèle bon, j’ai vite compris que l’aspect que j’avais apprécié dans la bande-annonce ne serait pas au centre de la série. L’épisode pose les bases de l’intrigue et pose les personnages de manière assez classique mais efficace. On entre tout de suite dans le bain d’une certaine violence inhérente au genre. Bah oui, le Far West, c’est rarement le pays des Bisounours. La réalisation, le jeu des acteurs et l’esthétisme offrent une belle oeuvre, mais ne m’ont pas captivé au point que j’enchaîne les épisodes directement après ma vision du pilote.
 

L’intrigue
J’ai repris mon visionnage quelques semaines après. Je voulais savoir si l’aspect girl power que j’attendais serait au rendez-vous par la suite. La réponse ? Pas autant que j’aurais aimé, même si les femmes ont tout de même des rôles forts, différents des rôles dans lesquelles elles sont cantonnées dans ce genre. L’intrigue principale est celle présente dans le résumé que vous pouvez lire plus haut. Roy Goode est un des anciens brigands de la bande de Franck Griffin. L’histoire suit en parallèle Roy qui se cache à La Belle, ce qui donne l’occasion de découvrir la ville et ses personnages, et Franck et sa bande et les exactions qu’ils mènent lors de leur traque. C’est une intrigue basique et l’originalité vient essentiellement du traitement des personnages.
 

Les personnages
Il y a une sacrée galerie de personnages dans cette série. Tout d’abord Roy Goode et Franck Griffin. Roy est un orphelin qui a été recueilli par Franck Griffin quand il avait une dizaine d’années. Mais après l’avoir trahi et volé, il s’est enfui et réfugié à La Belle, dans la ferme d’Alice Fletcher, vivant seule avec son fils et sa belle-mère indienne. Alice est une femme forte qui vit loin de la ville et qui est montrée par le reste de la ville comme la cause de tous leurs malheurs.
Dans le reste de la ville, on trouve également le shérif, excellent tireur mais qui perd la vue, sa sœur qui depuis qu’elle est veuve se découvre une liberté qu’elle savoure, l’ancienne prostituée devenue institutrice, une allemande loufoque qui se balade nue, et bien d’autres personnages originaux qui donne une réelle identité à cette ville de La Belle.
J’ai eu un coup de cœur pour le charmant Roy Goode. Franck Griffin m’a fait plusieurs fois frissonner et mis mal à l’aise. J’ai également beaucoup aimé Marie-Agnès, la sœur du shérif qui ne s’en laisse pas compter.
Une chose est sûre, les personnages de La Belle ne vous laisseront pas indifférents.
 
L’univers
On retrouve ici un Far West brut dans sa réalité et sa violence. L’esthétisme et les couleurs lumineuses rajoutent à cette impression.
La ville de La Belle et sa mine sont au centre de l’histoire et ces lieux sont bien représentés, que ce soit la ferme d’Alice, le bureau du shériff. Elle apparaît comme un espace relativement civilisé, contrairement à l’extérieur, où l’aspect sauvage est mis en avant, que ce soit par les scènes de chasses ou les exactions de la bande de Griffin.
 
Pour conclure, j’ai bien aimé cette série, et pourtant je ne suis pas une fan du genre. Cela dit, je reste un peu déçue, car j’espérais que l’aspect « Girl power » serait encore plus mis en avant.
Il n’y a pas de saison 2 annoncée pour l’instant, et je ne sais pas s’il y en aura une. La fin de la saison 1 finit l’intrigue et nous laisse juste une petite ouverture pour une éventuelle suite. Mais pour ma part, je ne suis pas certaine que la piste évoquée m’intéresse. Wait and see, comme on dit !

The Good Place – saison 2

Titre : The Good Place

Saison : 2

Genre : Comédie, Fantastique

Créateur : Michael Schur

Casting : Kristen Bell, William Jackson Harper, Jameela Jamil, D’Arcy Carden…

Résumé : Après une découverte choquante sur le Bon Endroit au cours de la saison dernière, Eleanor doit reprendre sa vie après la mort sans aucun souvenir de la première fois.

Mon avis

J’avais eu un vrai coup de cœur pour la saison 1 et ses retournements de situation. Alors qu’en est-il de cette saison 2 ? Est-ce que mon coup de cœur s’est confirmé ? Pas vraiment, mais cette saison 2 a quand même été agréable à regarder.
 
L’intrigue
L’histoire reprend pile là où elle s’était arrêtée en fin de saison 1. Le double premier épisode de la saison 1 a été pour moi un régal. Le rythme était intensif et on allait de retournements de situation en retournements de situation. Malheureusement, j’ai l’impression qu’ils ont tout donné pour cet épisode là, car le soufflé est par la suite retombé. L’histoire de cette saison 2 n’était pas inintéressante en soi, mais je l’ai trouvé plutôt plate en comparaison de la saison 1. Heureusement, le final, en bouleversant les codes une nouvelle fois, promet de belle chose pour la saison 3.
 


 
Les personnages
Mis à part Michael qui bénéficie d’une belle évolution (cette saison 2 étant centrée sur lui), les autres personnages étaient à mon sens plutôt mis à l’écart, du moins au niveau de leur évolution spirituelle. Si bien que quand ils rencontrent la juge à la fin, je me suis demandée s’ils étaient vraiment prêt. J’ai trouvé cette saison 2 pas très bien gérée sur ce niveau-là. J’ai l’impression que c’était trop rapide. Alors certes, les personnages ont vécu très longtemps dans le faux bon endroit, mais on ne l’a pas vu. Du coup, j’ai eu du mal à adhérer. L’épisode du dilemme du tramway était tout de même réussi.
J’ai également aimé le développement donné à Janet avec sa jalousie envers Jason et Tahani.
Et je suis bien contente qu’on se recentre sur Allison dans l’épisode final et j’aime beaucoup la relation amicale qui s’est forgée entre elle et Michael.
 

 
Pour finir, cette saison 2 est sympathique à regarder mais aurait pu être meilleure. J’espère que la saison 3 saura redresser la barre.

Victoria – saison 2

Titre : Victoria

Saison : 2

Genre : Drama, Historique

Créateur : Daisy Goodwin

Casting : Jenna-Louise Coleman, Tom Hughes, Rufus Sewell, Catherine H. Flemming…

Résumé : La première saison suit le début de la vie de la reine Victoria, jouée par Jenna Coleman, Alexandrina (Puis Victoria) à partir de son accession au trône à l’âge de 18 ans, jusqu’à ses fiançailles, son mariage au Prince Albert et la naissance de leur fille : Victoria.
La deuxième saison se focalisera sur le rôle de Victoria en tant que reine et de ses devoirs envers son royaume, son mari et leurs enfants.

Mon avis

J’avais eu un coup de cœur lors de la saison 1 de cette série historique. Certes, elle est romancée, mais cela n’étouffe pas le ton et au final, le tout est attachant. Je me demandais si la saison 2 allait autant me plaire que la première. La réponse est oui, et bien plus encore.
Au début de cette saison 2, on retrouve Victoria là où on l’avait laissé, sans Lord M et se remettant de sa grossesse et de son accouchement, jonglant entre sa maternité et son rôle de reine. La place de la femme et la maternité dans la société patriarcale du 19ème siècle est un des thèmes importants de cette saison. Je l’ai trouvé abordé avec une justesse des plus touchantes. On voit clairement Victoria souffrir d’un baby blues. Le jeu de Jenna-Louise Coleman est une nouvelle fois excellent. Ce rôle lui va extrêmement bien. Elle m’a émue plus d’une fois. D’ailleurs, sortez les mouchoirs pour l’épisode 3.
Si Victoria sort son épingle du jeu une nouvelle fois, les autres personnages ne sont pas en reste.

Victoria et le prince Albert présentent leur nouveau-né à la cour


Le prince Albert gagne un peu en profondeur en apprenant une nouvelle familiale choquante. Ses réactions à cette révélation sont intéressantes. Mais ses interactions avec Victoria sont ce qui le caractérisent le plus pour le moment dans la série. Même si leur couple est attachant (notamment l’épisode où ils se retrouvent seuls loin de la cour), j’aimerais voir Albert prendre plus d’épaisseur par lui-même par la suite.
Les proches de la reine connaissent leur évolution également, et de nouvelles têtes font leur apparition. La Duchesse de Buccleuch et Wilhelmina Coke apportent un petit charme en plus, même si on sent l’inspiration de Lady Violet de Downton Abbey. Ce n’est pas pour me déplaire pour autant.

La Duchesse de Buccleuch et Wilhelmina Coke font leur arrivée à la cour


Les amours d’Ernest, le frère d’Albert, suivent leurs cours également, pas toujours dans le sens qu’il voudrait. Là encore, ce personnage m’a séduite par sa profondeur insoupçonnée. C’est encore plus le cas dans cette saison 2, et j’ai hâte de voir ce qu’il va advenir de ce personnage dans la saison 3.
Du côté des serviteurs, je les ai trouvé très émouvants dans cette saison, même si leurs intrigues étaient un peu plus au second plan cette année. Cela dit, l’épisode de Noël leur offre une intrigue intéressante et une superbe scène entre Mr Penge et Miss Skerrett.
Quant à la Baronne Lehzen, l’ancienne gouvernante de Victoria et celles de ses enfants, la tension monte tout le long de la saison entre elle et le prince Albert, jusqu’à la décision finale, inévitable. J’ai trouvé ce sujet bien amené, mais suis soulagée que cette intrigue soit bouclée car cela aurait vite pu tourner en rond. Et j’avoue que je ne supportais plus beaucoup la baronne sur la fin.
Côté politique, on suit le nouveau premier ministre, Sir Robert Peel, et son secrétaire qui apportent leur lot d’intrigue au palais.
Quant à Lord M, mon chouchou de la saison 1, oui, on le revoit, mais préparez vos mouchoirs, je vous l’ai déjà dit.
Pour finir, cette saison aborde de nombreux thèmes avec une certaine justesse, bien que parfois un peu naïvement. Tour à tour sont évoqués la maternité, le féminisme, le deuil, l’esclavage, l’homosexualité, la famine, le clivage protestant/catholique en Irlande, l’économie… Ce qui nous donne une série bien plus complexe et détaillée que son aspect romantique pourrait donner à penser.
Je vous conseille donc grandement de vous jeter sur cette saison 2 si ce n’est pas déjà fait. En plus, vous aurez la chance de voir le roi des Français dans l’épisode 5 :mrgreen: .

Victoria et le Roi Louis-Philippe Ier

The 100 – saison 3

Titre : The 100

Saison : 3

Genre : Drama, science-fiction

Créateur : Jason Rothenberg

Casting : Eliza Taylor, Bob Morley, Marie Avgeropoulos, Christopher Larkin…

Résumé : Pendant deux saisons, les réfugiés de The 100 envoyés sur Terre ont été en guerre. D’abord avec eux-mêmes, puis avec les Natifs, et enfin avec le Mont Weather. Beaucoup ont perdu la vie en chemin. Ils ont tous perdu leur innocence. Ils ont appris douloureusement que dans la bataille pour la survie, il n’y a ni héros, ni méchants. Il y a seulement les vivants et les morts. Mais maintenant la guerre est finie. La bataille contre le Mont Weather a été remportée. Les prisonniers sont rentrés chez eux dans un monde apparemment en paix, mais peuvent-ils, eux, trouver la paix après ce qu’ils ont fait pour s’échapper ? Et y a-t-il plus à la vie que la survie ?
Malheureusement, leur tout nouveau sens de la normalité sera de courte durée, et leurs vies seront changées pour toujours alors que des menaces, à la fois anciennes et nouvelles, testeront leurs loyautés, les pousseront au-delà de leurs limites, et les feront s’interroger sur ce que cela veut réellement dire d’être humain. D’abord, ils se sont battus pour survivre. Ensuite, ils se sont battus pour leurs amis. Maintenant, ils vont devoir se battre pour la race humaine.

Mon avis

Après les événements survenus au Mont Weather durant la saison 2, les membres du sky crew se sont réfugiés à Arkadia et se construisent une nouvelle vie. Kane fait tout pour que la paix avec les grounders perdure. Mais un nouveau clan hostile, le peuple des glaces, commence à faire parler de lui.

Clarke est aux abonnés absents et est recherchée par les grounders car elle est censée avoir de grands pouvoirs suite aux morts qu’elle a provoqué au Mont Weather.

Clarke la fugitive

Jaha et Murphy font la connaissance d’A.L.I.E.

Ces quatre intrigues évoluent en parallèle pendant quelques épisodes avant de se rejoindre.

Je ressors assez mitigée de cette saison. Les guéguerres entre grounders ne sont clairement pas les raisons pour lesquelles je regarde la série. J’ai d’ailleurs hésité à regarder cette saison 3. Mais vu qu’on m’a grandement conseillé de continuer, je me suis laissée tenter cet été.

L’intrigue des grounders est menée sans grande surprise, mais permet d’en apprendre plus sur le système politique terrien. Les personnages sont fidèles à eux-mêmes. Ils prennent des décisions discutables parfois, voire même souvent. Mais au fond, même si certains m’agacent, ça les rend crédibles et humains. J’ai tout de même trouvé que toutes ces histoires de rivalité de clans tournaient en rond toute la première moitié de saison.

Du côté du sky crew, on voit comment un peuple peut vite basculer dans l’intolérance quand il est face à l’insécurité. Le thème est bon, mais je l’ai trouvé pas suffisamment bien exploité. J’ai eu l’impression qu’on mettait trop le blâme sur le nouveau chef, certes antipathique, alors que s’il a été élu, une bonne partie du sky crew est à blâmer. Heureusement, les scénaristes se sont rattrapés en deuxième partie de saison.

L’intrigue qui pour moi était la plus prometteuse était celle sur la « city of lights« . Son traitement a plutôt bien commencé avec Jaha se plaçant en nouveau prophète, et Murphy sachant qu’A.L.I.E était l’I.A. responsable des attaques nucléaires. Malheureusement, la suite de l’intrigue m’a déçue. On traîne pendant trop d’épisodes, le temps qu’A.L.I.E ait sous sa coupe quasiment toute la population de la Terre, pour conclure en deux petits épisodes. On n’aura quasiment pas vu la « city of lights« . J’aurais pourtant aimé voir nos personnages lutter dans ce nouvel environnement qu’ils n’ont jamais connu, se demander ce qui est réel ou non. Ça aurait pu être intéressant. Tant pis pour moi.

Jaha, A.L.I.E et le nouveau chancelier, Pike

Encore une fois, c’est Clarke qui sauve tout le monde. On lui en demande beaucoup à cette petite, non :mrgreen: ?

Pour finir, cette saison a son lot de morts de personnages, souvent gratuites. J’ai vraiment trouvé que ça faisait trop, que c’était un effet de mode provoqué par Game of Thrones. Mais déjà que ça devient lassant dans GOT, c’est pire dans les autres séries. D’ailleurs, il y avait pas mal de clins d’œil / inspirations dans cette saison : Game of Thrones, l’exorciste, Battlestar Galactica…

En conclusion, c’est une saison qui se laisse regarder mais qui tourne vite en rond.