Étiquette : 3 étoiles

Porcelaine

Auteur : Estelle Faye

Éditeur : Les moutons électriques

Genre : Fantastique

Résumé : Chine, vers l’an 200.
Xiao Chen est un comédien errant, jeté sur les routes par un dieu vengeur. Un masque à forme humaine dissimule son faciès de tigre, tandis que son cœur est de porcelaine fêlée. Son voyage va durer plus de mille ans.
Au cours de son périple, il rencontrera Li Mei, une jeune tisseuse, la Belle qui verra en lui plus qu’une Bête. Celle qui, sans doute, saura lui rendre son cœur de chair. Cependant Brume de Rivière, fille-fée jalouse et manipulatrice, intrigue dans l’ombre contre leur bonheur.
Pendant presque quinze siècles, rivalités et amour s’entrecroisent, tissant une histoire de passion, de tendresse et de sacrifice, sur fond de magie et de théâtre.

Mon avis

J’ai découvert ce roman dans la pochette surprise de ma médiathèque ayant pour thématique l’Asie. Par moi-même je ne pense pas que j’aurais pris ce livre, mais ça a été une belle découverte, même si je suis loin du coup de cœur.
Le livre nous conte l’histoire de Xiao Chen, fils d’un potier chinois au troisième siècle. Son père est obsédé par l’idée de créer une poterie parfaite. Il y parvient un jour, mais pour quelle soit parfaite, elle doit cuire plusieurs jours. Malheureusement, il vient à manquer de bois pour alimenter le feu. Xiao Chen décide alors de monter au sommet de la montage, où paraît-il existe le jardin magique du dieu de la montagne. Il y parvient, et réussit de peu à ramasser des aiguilles de pin. Son père réussit sa poterie, mais le dieu furieux maudit Xiao Chen en lui octroyant une tête et des sens de tigre en lieu et place de son visage humain. Les habitants de son village, terrifiés, le bannissent. Commence alors pour lui un voyage qui le conduira dans un monde de spectacle et de magie.
L’histoire est coupée en trois parties. La première se déroule au 3ème siècle et suit les aventures de Xiao Chen qui rentre dans une troupe de théâtre peu commune. Il y rencontre notamment Brume de Rivière, une fille-fée aux grands pouvoirs en sommeil, et pied-de-cendre, un séduisant comédien rêvant d’immortalité.
Les seconde et troisième parties se déroulent au 16ème siècle, et raconte comment Xiao Chen prend Li Mei pour épouse, comment ils tombent amoureux, et la jalousie et les machinations de Brume de Rivière.
Les personnages sont intéressants, on nous informe sur leurs pensées et leurs émotions. Cependant, mis à part pour Xiao Chen, on n’a pas beaucoup d’informations sur leur passé. Ils ont chacun leurs particularités, ce qui les rends intéressants à suivre.
Il y une certaine poésie dans la magie ancienne relatée par ce roman. Il y a un appel au rêve qui est assez agréable.
Le point noir de ce roman est pour moi le style. Je n’ai pas accroché à ce type de narration un peu froid. Je n’ai pas réussi à entrer pleinement dans l’histoire, malgré un potentiel certain.
Au final, j’ai passé un bon moment, mais ce roman ne restera pas gravé dans ma mémoire.

Dragon Age, l’empire masqué

Saga : Dragon Age, tome 4

Auteur : Patrick Weekes

Éditeur : Milady

Genre : Fantasy

Résumé : Un voyage dans les contrées les plus sinistres et mortelles d’Orlaïs, où la valeur au combat l’emporte sur les titres de noblesse.
L’Impératrice Célène d’Orlaïs a accédé au trône de la plus puissante nation de Thédas grâce à sa sagesse et à son esprit aiguisé, ainsi qu’à ses talents de manipulatrice sans scrupule. Désormais, l’empire qu’elle a mené jusqu’à l’âge des Lumières est menacé de l’intérieur par le conflit larvé opposant les templiers aux mages, tandis que la révolte gronde parmi les elfes opprimés. Pour sauver Orlaïs, Célène doit garder le pouvoir par tous les moyens.
Doté des facultés légendaires des chevaliers orlésiens, le grand-duc Gaspard a remporté d’innombrables victoires au nom de l’empire et de l’Impératrice. Mais avec l’échec du Cercle, le chaos semble imminent, et Gaspard doute que l’approche diplomatique de Célène suffise à garantir l’intégrité de l’empire. La grandeur d’Orlaïs est en jeu. Les temps exigent un nouveau dirigeant. Un guide ne jurant que par le code de la chevalerie.
Briala est au service de l’Impératrice depuis leur enfance. Confidente, espionne et amante de Célène, elle utilise subtilement sa position pour améliorer la condition des elfes d’Orlaïs. Mais lorsque les contingences politiques forcent l’Impératrice à choisir entre les droits des elfes et le trône, Briala doit prendre parti.
Dans cette histoire palpitante, campée dans l’univers du jeu primé dragon age™, les alliances et les serments se font et se défont au gré de la lutte acharnée à laquelle se livrent Célène et Gaspard. Néanmoins, quelle que soit l’issue de cette bataille, les elfes d’Orlaïs, qu’ils se tapissent dans les forêts ou croupissent dans les bas-fonds, pourraient bien décider du destin de l’empire masqué.

Mon avis

L’impératrice Célène règne sur son empire depuis une vingtaine d’années, aidée par sa servante Briala et son garde du corps, Ser Michel. Mais un conflit entre les Mages et les Templiers se profile à l’horizon et son trône est menacé par son adversaire, le duc Gaspard.

C’est ma première incursion dans l’univers de Dragon Age. J’ai aimé le voyage, même si j’ai été perdue dans ce vaste univers. C’est le plus grand reproche que je fais au roman. Il ne prend pas le temps d’expliciter les différentes facettes de cet univers à ceux qui ne connaissent pas les jeux. Pourtant, beaucoup d’approfondissements auraient pu être intéressants, notamment cette menace de conflit entre les mages et les templiers qui plane. Pour moi, c’est un coup d’épée dans l’eau car je ne connais rien de ces deux castes et donc des conséquences d’un tel conflit. Du coup, je me suis retrouvée avec une histoire moins intense que si j’avais eu toutes les clés en mains, et une intrigue somme toute assez banale. Du coup, je me suis un peu ennuyée pendant la première partie du roman.

J’ai tout de même apprécié ma lecture grâce à la galerie de personnages présentés et à leurs relations. Célène est une impératrice subtile. On se rend compte au fur et à mesure qu’elle a des failles et que son jeu n’est pas toujours sincère, comme va l’apprendre à ses dépends sa servante et amante Briala. J’ai eu un gros coup de cœur pour Briala. Cette jeune elfe m’a beaucoup touché. J’ai aimé ses réflexions sur le monde qui l’entoure et son évolution. D’ailleurs la condition du peuple elfe, élément sommes toutes central de ce roman, est ce que j’ai préféré. Il est plutôt rare de voir le peuple elfe en mauvaise posture, et ici réduit en esclavage par les humains. J’ai trouvé ce racisme ambiant très bien reconstruit, et il est difficile de ne pas se ranger du côté des elfes dans cette histoire.

Les personnages masculins ont un peu moins de profondeur (mis à part Félassan, le mentor elfe de Briala que j’ai adoré). Ce sont des chevaliers qui agissent selon leur honneur, plus ou moins bien placé. Ser Michel a un caractère intègre mais qui cache un passé troublant qui a des répercussions sur sa manière d’agir. Ses interrogations face à ses origines s’avèrent intéressantes. J’ai détesté le duc Gaspard dès le début, mais après tout, il est présenté comme le grand méchant, et au début, je l’ai trouvé un peu cliché. Et puis, au fil des chapitres il se dévoile, et je me suis rendue compte qu’il n’était pas vraiment différent de l’impératrice Célène au fond. J’ai aimé être bousculé sur ce que je pensais acquis au début du roman.

Pour conclure, Dragon Age : l’empire masqué est une lecture agréable. Le roman aurait pourtant gagné à être enrichi de quelques explications supplémentaires sur l’univers. Certes, les amateurs du jeu y auraient peut-être trouvé une redite, mais je pense tout de même qu’un plus juste milieu aurait pu être trouvé. Cela dit, l’histoire vaut le coup de par ses personnages et sa vision du peuple Elfe.

The 100 – saison 3

Titre : The 100

Saison : 3

Genre : Drama, science-fiction

Créateur : Jason Rothenberg

Casting : Eliza Taylor, Bob Morley, Marie Avgeropoulos, Christopher Larkin…

Résumé : Pendant deux saisons, les réfugiés de The 100 envoyés sur Terre ont été en guerre. D’abord avec eux-mêmes, puis avec les Natifs, et enfin avec le Mont Weather. Beaucoup ont perdu la vie en chemin. Ils ont tous perdu leur innocence. Ils ont appris douloureusement que dans la bataille pour la survie, il n’y a ni héros, ni méchants. Il y a seulement les vivants et les morts. Mais maintenant la guerre est finie. La bataille contre le Mont Weather a été remportée. Les prisonniers sont rentrés chez eux dans un monde apparemment en paix, mais peuvent-ils, eux, trouver la paix après ce qu’ils ont fait pour s’échapper ? Et y a-t-il plus à la vie que la survie ?
Malheureusement, leur tout nouveau sens de la normalité sera de courte durée, et leurs vies seront changées pour toujours alors que des menaces, à la fois anciennes et nouvelles, testeront leurs loyautés, les pousseront au-delà de leurs limites, et les feront s’interroger sur ce que cela veut réellement dire d’être humain. D’abord, ils se sont battus pour survivre. Ensuite, ils se sont battus pour leurs amis. Maintenant, ils vont devoir se battre pour la race humaine.

Mon avis

Après les événements survenus au Mont Weather durant la saison 2, les membres du sky crew se sont réfugiés à Arkadia et se construisent une nouvelle vie. Kane fait tout pour que la paix avec les grounders perdure. Mais un nouveau clan hostile, le peuple des glaces, commence à faire parler de lui.

Clarke est aux abonnés absents et est recherchée par les grounders car elle est censée avoir de grands pouvoirs suite aux morts qu’elle a provoqué au Mont Weather.

Clarke la fugitive

Jaha et Murphy font la connaissance d’A.L.I.E.

Ces quatre intrigues évoluent en parallèle pendant quelques épisodes avant de se rejoindre.

Je ressors assez mitigée de cette saison. Les guéguerres entre grounders ne sont clairement pas les raisons pour lesquelles je regarde la série. J’ai d’ailleurs hésité à regarder cette saison 3. Mais vu qu’on m’a grandement conseillé de continuer, je me suis laissée tenter cet été.

L’intrigue des grounders est menée sans grande surprise, mais permet d’en apprendre plus sur le système politique terrien. Les personnages sont fidèles à eux-mêmes. Ils prennent des décisions discutables parfois, voire même souvent. Mais au fond, même si certains m’agacent, ça les rend crédibles et humains. J’ai tout de même trouvé que toutes ces histoires de rivalité de clans tournaient en rond toute la première moitié de saison.

Du côté du sky crew, on voit comment un peuple peut vite basculer dans l’intolérance quand il est face à l’insécurité. Le thème est bon, mais je l’ai trouvé pas suffisamment bien exploité. J’ai eu l’impression qu’on mettait trop le blâme sur le nouveau chef, certes antipathique, alors que s’il a été élu, une bonne partie du sky crew est à blâmer. Heureusement, les scénaristes se sont rattrapés en deuxième partie de saison.

L’intrigue qui pour moi était la plus prometteuse était celle sur la « city of lights« . Son traitement a plutôt bien commencé avec Jaha se plaçant en nouveau prophète, et Murphy sachant qu’A.L.I.E était l’I.A. responsable des attaques nucléaires. Malheureusement, la suite de l’intrigue m’a déçue. On traîne pendant trop d’épisodes, le temps qu’A.L.I.E ait sous sa coupe quasiment toute la population de la Terre, pour conclure en deux petits épisodes. On n’aura quasiment pas vu la « city of lights« . J’aurais pourtant aimé voir nos personnages lutter dans ce nouvel environnement qu’ils n’ont jamais connu, se demander ce qui est réel ou non. Ça aurait pu être intéressant. Tant pis pour moi.

Jaha, A.L.I.E et le nouveau chancelier, Pike

Encore une fois, c’est Clarke qui sauve tout le monde. On lui en demande beaucoup à cette petite, non :mrgreen: ?

Pour finir, cette saison a son lot de morts de personnages, souvent gratuites. J’ai vraiment trouvé que ça faisait trop, que c’était un effet de mode provoqué par Game of Thrones. Mais déjà que ça devient lassant dans GOT, c’est pire dans les autres séries. D’ailleurs, il y avait pas mal de clins d’œil / inspirations dans cette saison : Game of Thrones, l’exorciste, Battlestar Galactica…

En conclusion, c’est une saison qui se laisse regarder mais qui tourne vite en rond.

Les filles de Mr. Darcy

Auteur : Elizabeth Aston

Éditeur : Milady

Genre : Romance historique

Résumé : Vingt années après Orgueil et Préjugés, nous faisons la connaissance des cinq filles d’Elizabeth et Darcy. Alors que leurs parents sont en voyage à Constantinople, les demoiselles viennent passer quelques mois à Londres chez leur oncle Fitzwilliam. La découverte de la vie citadine, des plaisirs et des disgrâces qu’elle offre, associée au caractère fort différent de ces jeunes personnes, va mener à des aventures – et des amours – inattendues, dans un cadre particulièrement mondain, où de nombreux individus se côtoient. On retrouve avec plaisir certains personnages créés par Jane Austen.

Mon avis

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce livre. Je savais que je retrouverais l’ambiance d’Orgueil et préjugés, que j’avais apprécié, mais je ne savais pas si les personnages me plairaient. J’ai récemment été souvent déçue par les romances historiques.

Et finalement, le charme a eu lieu. Le style fluide de l’auteur m’a emporté. Son vocabulaire riche et pourtant accessible a fini de me convaincre et m’a donc assuré une lecture plaisante.

L’histoire, elle, n’a rien de bien original mais se laisse découvrir. J’ai redécouvert avec joie la vie aristocratique anglaise du 19ème siècle. J’ai trouvé qu’Elizabeth Aston apportait une critique juste de cette société où l’apparence et les convenances sont les maîtres mots. Cela dit, au fur et à mesures des pages, j’ai trouvé qu’elle reprenait le même discours et les mêmes idées que Jane Austen, ainsi que le même principe narratif (les scènes du point de vue des « comploteurs » n’étaient à mon sens pas nécessaire). Du coup, la fin du roman a fini par me lasser un peu.

Les personnages sont plaisants et agréables à suivre, mais là encore, leurs caractères ressemblent beaucoup à ceux d’Orgueil et préjugés. J’ai tout de même aimé suivre leurs aventures et leur réflexions, même si je n’étais peu ou pas surprise par les événements qui leur arrivaient. La romance principale du livre est peu mise en avant, je dirai même qu’elle se déroule en filigrane et que les deux personnages tombent amoureux l’un de l’autre sans s’en rendre compte, même si on devine l’issue de leur histoire dès leur rencontre.

Pour conclure, les Filles de Mr. Darcy est un ouvrage plaisant, mais qui ne révolutionne pas le genre. Les fans de Jane Austen risquent d’être déçus, sauf s’ils veulent simplement retrouver cet univers particulier. Pour ceux qui connaissent moins mais qui aiment les ouvrages historiques de ce genre, la magie peut opérer.

Les stagiaires

Auteur : Samantha Bailly

Éditeur : Milady

Genre : Contemporain

Résumé : Ophélie, Arthur, Hugues et Alix viennent tous d’horizons différents. Leur seul point commun : ils rêvent de travailler chez Pyxis, entreprise spécialisée dans l’édition de mangas et de jeux vidéo, pilier dans le secteur de l’industrie créative.
Une réalité s’impose rapidement : beaucoup de candidats, peu d’élus. Désormais, le stage est devenu une étape obligatoire pour ces jeunes qui sont à la croisée des chemins dans leurs vies professionnelles et affectives.
Provinciale tout juste débarquée, Ophélie a laissé derrière elle petit ami et logement, et doit faire face aux difficultés de la vie parisienne.
Étudiant en école de commerce, Arthur est tiraillé entre les grands projets qu’on a pour lui et son envie de mettre la finance entre parenthèses. À leurs côtés, Alix, passionnée de mangas, ne jure que par ses sagas favorites, et Hugues, graphiste, teste ses limites dans les soirées électro…
Dans une atmosphère conviviale, travail et vie privée s’entremêlent.
Pourtant, une question demeure en fond sonore : qui restera ?

Mon avis

Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre avec ce roman, et finalement, j’ai passé un bon moment. Le style est très fluide et on se laisse très facilement embarqué dans l’histoire.

La narration est découpée en deux parties : une racontée par Ophélie, la stagiaire en communication, et l’autre par Arthur, le stagiaire en contrôle de gestion. Leurs deux points de vue s’enchaînent un chapitre après l’autre. J’aime quand on a plusieurs points de vue tout en gardant la narration à la première personne. J’ai donc été ravie de ce côté-là.

L’autre bon point de ce roman, c’est la construction des personnages. Leur caractère est fouillé, construit. Ils ont une âme propre et une présence incontestable. Ceci même pour les personnages secondaires. Ils ont tous un petit quelque chose qui les rend mémorable. J’ai aimé le caractère cynique d’Arthur même si c’est un profond salaud. C’est pas un spoiler hein, vous le découvrirez dès les premières lignes . Ophélie a su me toucher aussi, mais par son expérience, je me sentais plus proche d’elle. Il y a une réelle évolution des personnages dans cette histoire. Après tout, ce stage est un parcours initiatique, et pour ces stagiaires une réflexion sur eux-mêmes, sur ce que leurs proches veulent qu’ils soient et ce qu’ils sont vraiment. Le passage à l’âge adulte en somme.

Ce roman se passant en milieu professionnel, on n’échappe pas à une critique du marché du travail. Je l’ai trouvé très bien amenée, toute en légèreté, à la fois présente et secondaire à l’intrigue. Heureusement, parce que vu ma situation professionnelle actuelle, ça aurait pu me gâcher le roman . Finalement, pas du tout. Un très bon point en ce qui me concerne.
Pour conclure, j’ai passé un bon moment avec ce roman. Ça aurait pu n’être pas le cas car je ne suis généralement pas fan des histoires contemporaines, mais les personnages riches de cette histoire ont su me convaincre et me séduire. Je me repencherai probablement sur la plume de Samantha Bailly.

Le gardien

Saga : Le retour des Highlanders – tome 1

Auteur : Margaret Mallory

Éditeur: Milady

Genre : Romance historique

Résumé : Après cinq ans passés à se battre sur le continent, Ian MacDonald revient sur son île natale de Skye, où il trouve son clan en péril. Bien décidé à réparer ses erreurs de jeunesse, il doit déjouer les manigances d’un adversaire sans scrupules, et faire face à Sìleas, l’épouse qu’il a délaissée pour partir au combat. Une surprise attend Ian : la gamine maigrichonne qui le suivait partout comme son ombre et qu’il a dû épouser à la suite d’un malentendu, est devenue une jeune femme aussi ravissante que farouche.

Mon avis

Pour finir la semaine, j’avais envie de me lire une petite romance sans prise de tête et Le gardien a très bien fait l’affaire.

J’y ai trouvé un style fluide qui nous emporte facilement du début à la fin. Le vocabulaire simple mais varié nous permettent de visualiser impeccablement les paysages et l’action.

Au niveau des personnages, le roman remplit aussi son office car il nous présente une galerie de personnages haut en couleurs. Je suis assez fan des prologues qui nous présentent les personnages dans leur enfance, et c’est le cas ici. J’ai beaucoup aimé cette première scène qui nous plonge à merveille dans le côté mystique et mystérieux de l’Ecosse. On fait la rencontre de quatre garçonnets turbulents qui viennent interrogés une voyante sur leur avenir. Ils ne se l’imaginent que militaire, mais la voyante préfère leur parler de leur futur amoureux.

Ce premier tome nous raconte ensuite l’histoire de Ian et de la conquête de sa femme Sìleas. Elle aussi a un caractère bien trempé, tellement que certaines de ses réactions m’ont agacés. Même si Ian est parfois vraiment bêta aussi. J’en arrive au principal défaut que j’ai vu dans cette histoire. Certaines scènes et rebondissements sont vraiment convenus et je les ai vu arrivés de loin. Il faut dire que j’ai lu pas mal de romances historiques à une époque, et que je suis assez habituée aux ressorts utilisés. Il en faut plus pour me surprendre.

Pour conclure, même s’il ne révolutionne pas le genre, Le Gardien reste une lecture agréable qui remplit parfaitement son office.

Intuitions

Saga : Intuitions, tome 1

Auteur : Rachel Ward

Editions : Michel Lafont

Genre : jeunesse fantastique

Résumé : Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu’elle croise. C’est le jour où sa mère décède qu’elle en comprend la signification : il s’agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu’au jour où elle rencontre Spider…
Alors qu’ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite.
Ils seront les seuls survivants de l’attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance.
Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu’elle peut lire en Spider ?
QUE FAIRE D’UN DON QUAND IL EST MAUDIT ?

Mon avis

Ces dernières semaines, j’ai un peu renoué avec le roman jeunesse. Ça faisait longtemps que je n’en avais plus lu; ce n’est plus mon genre de prédilection; mais j’ai eu envie de retenter l’expérience. Le résumé d’Intuitions me plaisait bien, alors je me suis lancée.

J’ai été surprise car ce n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais. Le style de l’auteur est très bon, je l’ai d’ailleurs trouvé assez riche et adulte, ce qui fut une excellente surprise. En revanche côté histoire, je m’attendais à quelque chose d’encore plus palpitant et plus axé sur le fantastique. Passé cette légère déception, je me suis embarqué dans l’histoire que j’avais sous les yeux.

J’ai eu un peu de mal avec le personnage féminin, qui est l’archétype de l’ado en plein crise : grande gueule, injuste, et un peu stupide parfois. Oublions ces quelques défauts pour nous concentrer sur son don qui est assez intéressant même si effectivement insupportable à vivre : connaître la date de la mort de tous les gens qu’elle rencontre. Tu parles d’un fardeau ! On comprend un peu mieux son caractère.

A cause ou grâce à son don, elle va échapper de peu à un attentat terroriste, et devenir par-là la principale suspecte. Sa fuite commence. J’ai été un peu déçue par le traitement de cette intrigue (bon, faut dire aussi que le contexte dans lequel j’ai lu le livre aide pas ^_^). J’aurais préféré qu’on s’attarde plus sur l’attentat que sur la fuite des deux protagonistes. Légère déception là-aussi.

L’histoire entre Jem et Spider est mignonnette mais j’aurais aimé qu’elle soit un peu plus approfondie. J’aurais aimé avoir le point de vue de Spider aussi, mais bon, c’est un problème récurrent dans les romans narrés à la première personne et uni-focus. Parfois ça passe, mais pour le coup ici, ça m’a vraiment manqué.

Pour conclure, Intuitions est un roman intéressant par son originalité, et vous devriez l’apprécier plus que moi si vous aimez les introspections adolescentes et les petites histoires d’amour mâtinés d’angoisse latente. Si ce n’est pas le cas, le style de l’auteur rend tout de même la lecture plaisante.

Hex Hall

Saga : Hex Hall, tome 1

Auteur : Rachel Hawkins

Editeur : Le livre de poche

Genre : Jeunesse fantastique

Résumé : Sophie Mercer, lycéenne et sorcière, use des pouvoirs sans discernement. Sur ordre d’un puissant magicien, qui n’est autre que son père, elle est envoyée à Hex Hall établissement ultra sélect pour élèves très spéciaux. Spectres, loups-garous et vampires s’y côtoient. Sophie qui est tout sauf discrète, se fait des tas d’ennemis et quelques amis. Parmi ceux qu’elle juge digne d’intérêt, il y a un séduisant jeune sorcier. Mais l’heure n’est pas à la romance : un prédateur se met à attaquer les élèves. Et, Sophie, fille de l’un des enchanteurs les plus puissants au monde, et directeur de Hex Hall, est une cible idéale…

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