Étiquette : 4 étoiles

The Orville – Saison 1

Titre : The Orville

Saison : 1

Genre : Comédie, Science-fiction

Créateur : Seth MacFarlane

Casting : Seth MacFarlane, Adrianne Palicki, Scott Grimes, Penny Johnson Jerald…

Résumé : Au 25ème siècle, et 400 ans dans le futur, la Terre fait partie de l’Union Planétaire, une civilisation étendue, avancée et surtout pacifique avec une flotte de 3000 navires. L’un d’entre eux, Orville, est un vaisseau spatial de la flotte interstellaire terrienne, plus de toute fraîcheur. Son équipage, à la fois humaine et alien, est dirigé par l’officier de l’Union planétaire Ed Mercer, déterminé à prouver sa valeur et à écrire un nouveau chapitre dans sa vie. Pour l’épauler, son ex-femme Kelly Grayson, son meilleur ami Gordon Malloy, le docteur Claire Finn, l’alien d’une espèce uni-sexe Isaac, l’intelligence artificielle John Lamarr, la jeune officière de sécurité inexpérimentée Alara Kitan et la créature gélatineuse de nom de Yaphit, formeront la troupe qualifiée mais excentrique d’Orville. Tous vivront des aventures fascinantes et parfois dangereuses dans l’espace extra-atmosphérique, rythmées par leurs relations personnelles quotidiennes tumultueuses et captivantes, à bord du navire explorateur. (source : Allociné)

Points positifs :

  • Des personnages attachants qui ont du potentiel
  • Des intrigues SF modernes
  • Un esprit positif

Points négatifs :

  • Un humour parfois un peu trop potache qui dessert le propos
  • Un fil rouge trop basique

 

Bande-Annonce

 

Mon avis

 

J’aime beaucoup les séries SF. Le ton comique de cette bande-annonce m’a intrigué et tenté, d’autant que depuis la fin de Stargate Sg-1, il n’y a pas tant de séries SF avec des touches de légèreté.

Le pilote

Cet épisode, notamment l’introduction, m’a interloqué. On y suit Ed Mercer, le personnage principal qui surprend sa femme en train de le tromper. Digne d’une pièce de boulevard. Je n’ai rien contre, mais ce n’est pas ce que j’attends dans une telle série. La suite de l’épisode est assez classique. Ed se voit obtenir la commande d’un vaisseau spatial, ce qui est son rêve depuis des années. Alors qu’il prend son commandement, on rencontre les différentes personnes qui constitueront son équipage, dont son ex-femme.
On y rencontre aussi les grands méchants extra-terrestre, les krills, en guerre contre l’Union planétaire.
Le pilote fait son office, mais le mélange entre humour potache et SF est déroutant. J’ai tout de même eu envie de continuer l’aventure, ce que je vous conseille aussi de faire, car la suite s’améliore.

L’intrigue

L’intrigue générale est somme toute basique. Un équipage de vaisseau spatial parcourt la galaxie, rencontre de nouveaux peuples, tout en luttant contre leurs ennemis, les Krills. Le fil rouge, à savoir la guerre contre les krills est un peu trop déjà vue. J’ai eu très peur au début, car la mise en place est manichéenne à souhait : les gentils humains contre les méchants krills. Fort heureusement, ce conflit gagne peu à peu plus de subtilité, notamment avec le superbe épisode « Krill » qui permet de redistribuer les cartes.
J’ai préféré les intrigues des stand alone, qui passé le pilote gagnent en profondeur et en réflexion de façon moderne. Elles offrent des points de réflexion originaux sur différents aspect de notre société, que ce soit les conflits culturels, le système judiciaire, les relations humaines, l’idolâtrie, etc.
L’humour est présent tout le long de la série, et gagne en finesse au fur et à mesure, bien qu’ici et là, une blague plus potache vienne vous surprendre.

Les personnages

Au commencement, les personnages sont quelque peu clichés. Entre le capitaine plein de bonne volonté mais un peu dépassé, son meilleur ami pilote casse-cou et farceur, son ex-femme douée mais qui l’a trahi, l’extraterrestre androïde sans émotion et sans points communs culturels, l’extraterrestre impassible, tout ça sent le réchauffé. Pourtant, ils ont un capital sympathie important qui fait qu’on a envie de suivre leurs aventures. Et heureusement, car au fil des épisodes, ils gagnent en profondeur et en subtilité. Les cultures des extraterrestres sont originales et présentées sur un point d’égalité. Il est d’ailleurs intéressant de voir les réactions des personnages lors de conflits culturels.

Pour conclure, The Orville est une série de SF sympathique mais qui ne révolutionne pas le genre. Si vous avez envie d’un peu plus de légèreté, tout en ayant des pistes de réflexion, je vous conseille cette série qui offre un bon mix. Personnellement, je serais au rendez-vous de la saison 2 qui arrive le 30 décembre 2018.

 

Confessions d’un automate mangeur d’opium

Auteurs : Fabrice Colin et Mathieu Gaborit

Éditeur : Bragelonne

Genre : Science-fiction

Résumé : Paris, 1899… L’industrie, portée par la force de l’Éther, a révolutionné le monde. Le ciel bourdonne de machines volantes, les automates sont partout qui agissent au service des hommes, hommes qui communiquent entre eux par téléchromos d’un continent à un autre. Dans cette ville moderne où s’ouvre une éblouissante Exposition Universelle, une jeune comédienne, Margo, aidée de son frère psychiatre, enquête sur la mort mystérieuse de son ex-maîtresse et d’un singulier personnage créateur de robots…
Écrites à deux mains par deux jeunes auteurs incroyablement doués, ces Confessions d’un automate mangeur d’opium sont un bonheur d’imagination et de virtuosité littéraire, à découvrir au plus vite.

Mon avis

Une chose à savoir sur moi, c’est que j’aime beaucoup le Paris de la belle époque et une aventure steampunk dans cette ville a tout pour me plaire. C’est donc avec curiosité et impatience que j’ai commencé ce roman.

L’intrigue
L’histoire s’ouvre sur une pièce : Margo, jeune comédienne, interprète Juliette dans la fameuse pièce de Shakespeare. Dès les premières phrases, on est happé dans un univers bien particulier et très plaisant. Le premier chapitre est raconté du point de vue de Margo. On découvre une jeune femme au caractère bien trempé avec un petit grain de folie, par lequel on entrevoit ce Paris étrange mais pourtant familier. Après la représentation de sa pièce, elle retrouve son frère Théo, qui sera le deuxième narrateur de cette histoire. En lisant le journal, Margo découvre qu’une de ses amies est décédée. Les conditions de sa mort sont étranges ; Margo soupçonne aussitôt un assassinat. Elle décide d’enquêter, aidée à contrecœur par son frère. Ils découvrent rapidement un lien avec la nouvelle invention des automates intelligents.
Si j’ai bien aimé les premiers chapitres avec la découverte des personnages et la mise en place de l’univers, la suite du roman m’a déçue. En effet, tous les événements se passent trop vite, et certains points de l’histoire ne sont pas assez approfondis. Du coup, je me suis quelque peu détachée du roman.

Les personnages
Je me suis très facilement attachée aux personnages, surtout à Théo. J’ai aimé qu’il soit plus dans la retenue que sa sœur, sans pour autant que ça ne l’empêche d’agir quand il le fallait. J’ai également trouvé sa vie à côté de l’enquête plus intéressante, notamment tout le côté psychiatrique et ses inquiétudes sur l’éther. Margo est également mignonne. J’ai beaucoup apprécié son petit grain de folie, un peu moins son inconscience.
Les personnages secondaires sont également notables. Ils ont tous des petites caractéristiques qui les rendent uniques.
Malheureusement là encore, tous ses personnages auraient été encore plus intéressant si l’histoire avait été approfondie.

L’univers
Ce que je préfère dans ce genre de roman, c’est l’univers et la façon dont l’imaginaire se mélange au réel. Toutes les technologies qui auraient pu voir le jour lors de la révolution industrielle. Je n’ai pas été en reste dans ce roman et les trouvailles des auteurs sont sympathiques. J’ai surtout bien aimé l’invention de l’éther et toutes les dérives que son utilisation comporte. Ce n’est pas sans rappeler la découverte du radium au début du 20ème, quand il était utilisé dans tout et n’importe quoi sans qu’on se doute que c’était extrêmement mauvais pour la santé. Cette partie là du roman est sans doute ce que j’ai préféré. L’intrigue concernant les automates n’étaient pas sans intérêt non plus, mais plus commune.

Pour conclure, j’ai bien aimé ce roman mais suis tout de même un peu déçue. J’ai l’impression qu’il n’a pas atteint son plein potentiel. Je vous le conseille tout de même, car il possède de belles trouvailles.

Godless – saison 1

Titre : Godless

Saison : 1

Genre : Drame, Western

Créateur : Scott Frank

Casting : Jeff Daniels, Thomas Brodie-Sangster, Scoot McNairy, Michelle Dockery…

Résumé : Sur les traces de Roy Goode, Frank Griffin et sa bande terrorisent le Far West. La traque les mène à La Belle, une petite ville paisible habitée par des femmes.

Mon avis


 
Je n’avais pas entendu parler de cette série avant de voir le trailer ci-dessus. L’aspect badass et ville far-west menée par les femmes m’a séduite et j’ai sans attendre lancé le pilote dès qu’il a été disponible.
 
Le pilote
Malheureusement, même si le pilote se révèle bon, j’ai vite compris que l’aspect que j’avais apprécié dans la bande-annonce ne serait pas au centre de la série. L’épisode pose les bases de l’intrigue et pose les personnages de manière assez classique mais efficace. On entre tout de suite dans le bain d’une certaine violence inhérente au genre. Bah oui, le Far West, c’est rarement le pays des Bisounours. La réalisation, le jeu des acteurs et l’esthétisme offrent une belle oeuvre, mais ne m’ont pas captivé au point que j’enchaîne les épisodes directement après ma vision du pilote.
 

L’intrigue
J’ai repris mon visionnage quelques semaines après. Je voulais savoir si l’aspect girl power que j’attendais serait au rendez-vous par la suite. La réponse ? Pas autant que j’aurais aimé, même si les femmes ont tout de même des rôles forts, différents des rôles dans lesquelles elles sont cantonnées dans ce genre. L’intrigue principale est celle présente dans le résumé que vous pouvez lire plus haut. Roy Goode est un des anciens brigands de la bande de Franck Griffin. L’histoire suit en parallèle Roy qui se cache à La Belle, ce qui donne l’occasion de découvrir la ville et ses personnages, et Franck et sa bande et les exactions qu’ils mènent lors de leur traque. C’est une intrigue basique et l’originalité vient essentiellement du traitement des personnages.
 

Les personnages
Il y a une sacrée galerie de personnages dans cette série. Tout d’abord Roy Goode et Franck Griffin. Roy est un orphelin qui a été recueilli par Franck Griffin quand il avait une dizaine d’années. Mais après l’avoir trahi et volé, il s’est enfui et réfugié à La Belle, dans la ferme d’Alice Fletcher, vivant seule avec son fils et sa belle-mère indienne. Alice est une femme forte qui vit loin de la ville et qui est montrée par le reste de la ville comme la cause de tous leurs malheurs.
Dans le reste de la ville, on trouve également le shérif, excellent tireur mais qui perd la vue, sa sœur qui depuis qu’elle est veuve se découvre une liberté qu’elle savoure, l’ancienne prostituée devenue institutrice, une allemande loufoque qui se balade nue, et bien d’autres personnages originaux qui donne une réelle identité à cette ville de La Belle.
J’ai eu un coup de cœur pour le charmant Roy Goode. Franck Griffin m’a fait plusieurs fois frissonner et mis mal à l’aise. J’ai également beaucoup aimé Marie-Agnès, la sœur du shérif qui ne s’en laisse pas compter.
Une chose est sûre, les personnages de La Belle ne vous laisseront pas indifférents.
 
L’univers
On retrouve ici un Far West brut dans sa réalité et sa violence. L’esthétisme et les couleurs lumineuses rajoutent à cette impression.
La ville de La Belle et sa mine sont au centre de l’histoire et ces lieux sont bien représentés, que ce soit la ferme d’Alice, le bureau du shériff. Elle apparaît comme un espace relativement civilisé, contrairement à l’extérieur, où l’aspect sauvage est mis en avant, que ce soit par les scènes de chasses ou les exactions de la bande de Griffin.
 
Pour conclure, j’ai bien aimé cette série, et pourtant je ne suis pas une fan du genre. Cela dit, je reste un peu déçue, car j’espérais que l’aspect « Girl power » serait encore plus mis en avant.
Il n’y a pas de saison 2 annoncée pour l’instant, et je ne sais pas s’il y en aura une. La fin de la saison 1 finit l’intrigue et nous laisse juste une petite ouverture pour une éventuelle suite. Mais pour ma part, je ne suis pas certaine que la piste évoquée m’intéresse. Wait and see, comme on dit !

The Good Place – saison 2

Titre : The Good Place

Saison : 2

Genre : Comédie, Fantastique

Créateur : Michael Schur

Casting : Kristen Bell, William Jackson Harper, Jameela Jamil, D’Arcy Carden…

Résumé : Après une découverte choquante sur le Bon Endroit au cours de la saison dernière, Eleanor doit reprendre sa vie après la mort sans aucun souvenir de la première fois.

Mon avis

J’avais eu un vrai coup de cœur pour la saison 1 et ses retournements de situation. Alors qu’en est-il de cette saison 2 ? Est-ce que mon coup de cœur s’est confirmé ? Pas vraiment, mais cette saison 2 a quand même été agréable à regarder.
 
L’intrigue
L’histoire reprend pile là où elle s’était arrêtée en fin de saison 1. Le double premier épisode de la saison 1 a été pour moi un régal. Le rythme était intensif et on allait de retournements de situation en retournements de situation. Malheureusement, j’ai l’impression qu’ils ont tout donné pour cet épisode là, car le soufflé est par la suite retombé. L’histoire de cette saison 2 n’était pas inintéressante en soi, mais je l’ai trouvé plutôt plate en comparaison de la saison 1. Heureusement, le final, en bouleversant les codes une nouvelle fois, promet de belle chose pour la saison 3.
 


 
Les personnages
Mis à part Michael qui bénéficie d’une belle évolution (cette saison 2 étant centrée sur lui), les autres personnages étaient à mon sens plutôt mis à l’écart, du moins au niveau de leur évolution spirituelle. Si bien que quand ils rencontrent la juge à la fin, je me suis demandée s’ils étaient vraiment prêt. J’ai trouvé cette saison 2 pas très bien gérée sur ce niveau-là. J’ai l’impression que c’était trop rapide. Alors certes, les personnages ont vécu très longtemps dans le faux bon endroit, mais on ne l’a pas vu. Du coup, j’ai eu du mal à adhérer. L’épisode du dilemme du tramway était tout de même réussi.
J’ai également aimé le développement donné à Janet avec sa jalousie envers Jason et Tahani.
Et je suis bien contente qu’on se recentre sur Allison dans l’épisode final et j’aime beaucoup la relation amicale qui s’est forgée entre elle et Michael.
 

 
Pour finir, cette saison 2 est sympathique à regarder mais aurait pu être meilleure. J’espère que la saison 3 saura redresser la barre.

Mes vies de chien

Titre : Mes vies de chien (A Dog’s Purpose)
Année de production : 2017
Réalisateur : Lasse Hallström
Scénariste : Cathryn Michon
Distribution : Josh Gad, K.J. Apa, Britt Robertson…
Genre : Comédie dramatique

Résumé : L’histoire d’un chien qui se réincarne plusieurs fois et cherche toujours à retrouver son maître d’origine et la meilleure amie de celui-ci.

Mon avis

Je ne suis pas une amoureuse folle des chiens, et je ne pensais pas autant apprécier ce film, mais j’ai passé un très bon moment à le regarder. Je me suis laissée prendre par cette histoire racontée par l’âme d’un chien à travers plusieurs de ses réincarnations en diverses races de chiens.
On suit donc les aventures de Bailey (aka Buddy aka Tino aka Ellie), chien de son état qui suite à sa première vie sans se poser de questions, se demande dans sa deuxième vie quelle est le but de la vie d’un chien. Il se trouve justement que dans cette vie, son maître est un jeune garçon nommé Ethan. Entre les deux va naître une amitié et une complicité sans limite.
Malgré ce que l’on pourrait penser, l’histoire ne tourne pas totalement autour du chien. C’est plutôt l’occasion de voir l’âme et les travers humain du point de vue d’un de nos amis canins, de prendre un peu de recul.

Ethan et Bailey


Il se trouve que la vie d’Ethan n’est pas sans problème. Il a des parents aimants, même si on devine son père un peu froid. Ce dernier n’apprécie pas d’avoir un chien, d’autant plus quand suite à un accident, il perd son emploi, puis sombre dans l’alcool.
Bailey suit donc ces événements, faussés par sa vision de chien. On le voit grandir avec Ethan, jusqu’au jour où il doit passer de l’autre côté. Les différentes scènes de mort des différentes vies de Bailey sont évidemment déchirantes, sans pour autant verser dans le mélodrame.
Lors des passages vers ses autres vies, Bailey garde tous ses souvenirs, et désire donc retrouver Ethan. Je ne vais pas vous détailler les différentes vies de Bailey pour ne pas vous gâcher la surprise. Un point commun relie pourtant ses différents maitres : la solitude. A sa manière, Bailey va essayer de les consoler. J’ai trouver ses études de la solitude moderne (salut Souchon !) très bien pensées et émouvantes (Vis ma vie de célibataire ^_^).
Je ne vais pas vous en dévoiler davantage sur le film car ça gâcherait tout l’intérêt. Cela dit, je vous conseille grandement ce film, bien plus profond qu’on pourrait le penser. Et voici la bande annonce (A regarder à vos risques et périls car elle dévoile quasiment tout le film) !
 

Carnaval

Saga : Michael Talbot et Ida Davies, tome 1

Auteur : Ray Celestin

Éditeur : Le cherche midi

Genre : policier, historique

Résumé : Au cœur du Sud profond, La Nouvelle-Orléans, construite sur des marécages en dessous du niveau de la mer, a toujours été aux prises avec tornades, inondations et épidémies de toutes sortes. La nature du sol en fait une cité qui s’affaisse, où les morts ne peuvent être enterrés. Alligators, serpents, araignées hantent ses marais. Nombre de menaces ont toujours plané au-dessus de la ville. Et pourtant…
Lorsqu’en 1919 un tueur en série s’attaque à ses habitants en laissant sur les lieux de ses crimes des cartes de tarot, la panique gagne peu à peu. On évoque le vaudou. Les victimes étant siciliennes, les rivalités ethniques sont exacerbées. Un policier, Michael Talbot, un journaliste, John Riley, une jeune secrétaire de l’agence Pinkerton, Ida, et un ancien policier tout juste sorti de prison, Luca D’Andrea, vont tenter de résoudre l’affaire. Mais eux aussi ont leurs secrets… Alors qu’un ouragan s’approche de la ville, le tueur, toujours aussi insaisissable, continue à sévir. Le chaos est proche.

Mon avis

J’ai lu ce livre suite à la chronique du tome 2 des pipelettes en parlent. Je l’ai lu en diagonale pour ne pas être spoilée, mais quelques mots clés m’ont donné envie de lire le tome 1. Et ça a été une bonne découverte !

Je n’ai pas l’habitude de lire du policier, car ce n’est pas un genre que j’affectionne particulièrement. Mais j’aime bien y faire quelques incursions, surtout quand le contexte est riche, comme c’est le cas ici.

On est donc débarqués en pleine Nouvelle-Orléans, en 1919. Il est important de situer l’action, car la ville est un personnage à part entière. On y découvre ses différents quartiers, ses différentes communautés, et tout ce qui rend la Nouvelle-Orléans unique (notamment la musique).

On arrive au début du roman dans une ville survoltée. En effet, depuis quelques semaines sévit le tueur à la hache, qui s’en prend à des commerçants immigrés italiens. On prétend qu’il réussit à entrer et sortir sans ouvrir les portes. Beaucoup pensent qu’il s’agit d’un démon. Le climat de suspicion et de haine existant déjà entre les différentes communautés (italiens, afro-américains, créoles, irlandais) s’intensifie.

Michael Talbot, policier, est en charge de l’affaire et patine dans la semoule. Peu apprécié de ses collègues pour avoir envoyé en taule son mentor, Luca D’andrea, pour corruption, il est sur la sellette. Heureusement, le journaliste John Riley, lui fournit quelques infos. Luca D’Andrea, lui, vient de sortir de prison pour bonne conduite. De retour à la Nouvelle-Orléans, il est chargé par la mafia de mener l’enquête. Le parrain local veut faire un exemple de ce tueur à la hache qui met à mal son autorité. Ida Davies, quant à elle, est une jeune femme, secrétaire d’un détective privé, plus souvent consommé par l’alcool que par ses affaires. Décidée à prouver sa valeur, Ida veut résoudre l’enquête, accompagné de son ami Lewis « Louis » Armstrong…

On suit donc l’enquête menée parallèlement par ces quatre personnages. Les pistes s’entremêlent, et semblent parfois aller dans des directions différentes.La résolution de l’enquête m’a donc surprise, ce qui est l’essentiel au final.

Les personnages sont assez sympathiques à suivre. Ils sont profonds, ont des caractères bien dessinés et un vrai passé qui les taraude.

Ce qui pour moi fait vraiment ressortir cette histoire du lot, c’est le climat de la Nouvelle-Orléans et les thématiques qu’il permet d’aborder : communautarisme, racisme, corruption, prostitution, magie et vaudou… Ces thèmes s’entremêlent et nous offrent un background détaillé qui enrichit l’histoire.
De plus, le climat apporte une tension particulière, surtout sur la dernière partie du roman.

En ce qui concerne le style, je l’ai trouvé fluide. On défile les pages sans même s’en rendre compte. Le vocabulaire est varié, sans pour autant être grandiloquent.

Pour finir, si vous aimez l’Histoire et que le genre policier ne vous rebute pas, je vous conseille ce roman original.

Les lames du cardinal

Saga : Les lames du cardinal, tome 1

Auteur : Pierre Pevel

Editeur : Folio

Genre : Fantasy

Résumé : Paris, an de grâce 1633. Louis XIII règne sur la France et Richelieu la gouverne. Le Cardinal, l’une des personnalités les plus puissantes et les plus menacées de son temps, doit sans cesse regarder des ennemis de la Couronne. L’espionnage, l’assassinat, la guerre, tout est bon tour parvenir à leurs fins… et même la sorcellerie, qui est l’œuvre des plus fourbes adversaires du royaume: les dragons! Ces redoutables créatures surgies de la nuit des temps ont en effet survécu et se dissimulent parmi les humains, ourdissant de sombres complots pour la reconquête du pouvoir. Déjà la cour d’Espagne est tombée entre leurs griffes… Alors, en cette nuit de printemps, Richelieu décide de jouer sa carte maîtresse. Il reçoit en secret un bretteur exceptionnel, un officier dévoué que la trahison et le déshonneur n’ont pourtant pas épargné : le capitaine La Fargue. Car l’heure est venue de reformer l’élite secrète qu’il commandait jadis, une compagnie d’aventuriers et de combattants hors du commun, rivalisant d’élégance, de courage et d’astuce, ne redoutant nul danger: les Lames du Cardinal!

Mon avis

Appréciant l’écriture de Pierre Pevel ainsi que l’histoire des trois mousquetaires d’Alexandre Dumas, j’étais curieuse de découvrir ce texte. J’ai apprécié ma lecture, même si j’ai été un peu déçue par rapport aux attentes que j’en avais.

On découvre ici un Paris du XIIIème siècle fantasmé, où une race de dragons existe et complote dans l’ombre. Cela dit, l’aspect fantastique est peu présent dans le roman qui se concentre surtout sur les complots politiques et sur la présentation des personnages.

Parlons des personnages, car au final c’est ce qui m’a le plus perturbé dans ce roman. Il y en a beaucoup, et leurs points de vue sont présentés les uns après les autres, sans qu’ils ne semblent avoir de rapport entre eux. Tout ceci fait que je me suis sentie perdue tout le premier tiers du roman. J’ai même failli abandonné. Mais j’aime tellement la plume de Pevel, que je me suis accroché, et je ne le regrette pas, car la suite du roman en vaut le coup.

Passé ce premier tiers du roman, les connexions entre les personnages ont commencées à se faire et ont réveillé mon intérêt. Les personnages constituant les lames du cardinal se sont révélés à la hauteur, et leur caractère et leur camaraderie m’ont rappelé ce que je préfère dans les trois mousquetaires. Un très bon point donc ! J’ai notamment eu un faible pour Agnès, Marciac et Leprat. Je vous en dit pas plus, pour vous laisser la joie de les rencontrer.

L’intrigue, comme je l’ai dit plus haut, fait la part belle aux complots politiques, tout en nous offrant de belles références historiques, notamment la rivalité entre l’Espagne et la France qui existait à cette époque-là. Pierre Pevel a le don pour poser des univers et des atmosphère intéressants, c’est toujours le cas ici. Il nous offre une aventure mêlant conflit de pouvoir et ésotérisme, nous laissant palpitant sur les dernières pages.

Pour conclure, malgré un début un peu confus de par la pluralité des points de vue, cette histoire se révèle à la hauteur par la suite. Si vous souhaitez lire une aventure rocambolesque à la hauteur des écrits d’Alexandre Dumas, je vous conseille la lecture des Lames du Cardinal.

Americanah

Auteur : Chimamanda Ngozi Adichie

Éditeur : Gallimard

Genre : Contemporain

Résumé : Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l’Amérique qui compte bien la rejoindre.
Mais comment rester soi lorsqu’on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés?
Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux États-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria.

Mon avis

J’ai commencé ce livre suite à la chronique de Jupsy, du blog Encore un chapitre. J’ai suivi ses conseils avisés et je ne le regrette pas, bien que je ne suis pas certaine d’avoir aimé le roman autant qu’elle.

Mais commençons par le début. Dans le premier chapitre, nous faisons la connaissance d’Ifemelu, nigériane vivant aux Etats-Unis depuis une dizaine d’années. Elle vient de fermer son blog qui marchait du feu de Dieu et a pris la décision de rentrer dans son pays natal : le Nigéria. Elle a également renoué avec son amour de jeunesse : Obinze, par le biais d’un simple sms. Alors qu’elle va se faire tresser les cheveux, c’est l’occasion de replonger dans ses souvenirs. Nous opérons un retour en arrière pour découvrir sa vie : ses jeunes années au Nigéria, son histoire d’amour avec Obinze, son arrivée aux U.S.A.

Toutes ces expériences nous dressent un portrait de ce qu’est la vie dans cette partie de l’Afrique actuellement. J’ai énormément appris, et déjà qu’inconsciemment, j’avais pas mal d’idées reçues en tête. Je pense que c’est l’un des buts de ce roman de nous mettre face à nous-même et il le fait avec brio.

Nous découvrons une galerie de personnages hauts en couleurs que j’ai beaucoup aimé. Même les personnages secondaires ne sont pas des coquilles vides. J’ai notamment adoré tante Uju, Obinze et sa mère. Obinze, le grand amour d’Ifemelu, m’a charmé par sa simplicité, mais aussi par ses doutes. Une partie du récit sera de son point de vue et nous permettra à moindre mesure de découvrir la vie d’un immigré en Angleterre.

Mais revenons à Ifemelu. En tant qu’étudiante, elle obtient une bourse pour aller étudier aux U.S.A. Son arrivée là-bas la trouble au plus profond d’elle-même. Sa vie ne sera pas de tout repos. Au bout de quelques temps, elle décide d’ouvrir un blog sur le racisme et sur ce que signifie être noir aux Etats-Unis. Le récit est émaillé d’articles de ce blog qui lui rajoute un plus.

La fin m’a plu. Elle n’est pas exceptionnelle, mais annonce comme un nouveau départ pour Obinze et Ifemelu.

J’ai appris énormément grâce à cette lecture. J’ai trouvé ce sujet passionnant, même si son traitement alourdit l’intrigue. J’ai ressenti quelques longueurs. A vrai dire, Americanah est pour moi à la frontière du roman et de l’essai. Mais je ne regrette pas ma lecture. Au contraire, je vous la conseille grandement.

Le cercle de Farthing

Saga : Subtil changement, tome 1

Auteur : Jo Walton

Editeur : Denoël

Genre : Policier – Science-fiction

Résumé : Huit ans après que «la paix dans l’honneur» a été signée entre l’Angleterre et l’Allemagne, les membres du groupe de Farthing, à l’origine de l’éviction de Churchill et du traité qui a suivi, fin 1941, se réunissent au domaine Eversley pour le week-end. Bien qu’elle se soit mariée avec un Juif, ce qui lui vaut d’habitude d’être tenue à l’écart, Lucy Kahn, née Eversley, fait partie des invités. Les festivités sont vite interrompues par le meurtre de Sir James Thirkie, le principal artisan de la paix avec Adolf Hitler. Sur son cadavre a été laissée en évidence l’étoile jaune de David Kahn. Un meurtre a eu lieu à Farthing et un coupable tout désigné se trouvait sur les lieux du crime. Convaincue de l’innocence de son mari, Lucy trouvera dans le policier chargé de l’enquête, Peter Antony Carmichael, un allié. Mais pourront-ils ensemble infléchir la trajectoire d’un Empire britannique près de verser dans la folie et la haine?

Mon avis

Alors que je flânais à la médiathèque, j’ai tout de suite été intriguée par le résumé de ce roman. J’aime les uchronies, et même si le postulat « et si les nazis avaient gagné la seconde guerre mondiale ? » est le plus fréquemment utilisé, je suis toujours curieuse de voir comment l’idée est exploitée.

L’action se déroule en Angleterre à la fin des années 40, dans un univers où les Anglais, ayant démis Churchill du pouvoir, ont signé la paix avec Hitler en 1941. On se trouve donc dans un monde où le bloc européen est dominé par les Nazis, et une Angleterre toujours sous une monarchie parlementaire, avec dans le paysage politique le « cercle de Farthing« , regroupant des politiciens, plutôt aristocratiques, ayant signé cette fameuse paix avec Hitler.

Ça va ? Je ne vous ai pas perdu ? Rassurez-vous, cet aspect politique un peu dense est peu mis en avant au début du roman, et s’installe petit à petit.

On commence l’histoire avec le point de vue, à la première personne du singulier, de Lucy Kahn, fille du couple Eversley, membre du cercle de Farthing. En contradiction avec les idées conservatrices et antisémites de ses parents, elle a épousé par amour David Kahn, un banquier juif.

L’histoire débute alors que Lucy et son mari sont invités pour une réception dans la demeure des Eversley. Mais au petit matin, le corps sans vie de Sir James Thirkie est retrouvé dans sa chambre, baignant dans son sang, un poignard surmonté d’une étoile jaune plantée dans le corps. Tout pointe vers un complot juif.

Le second chapitre est du point de vue de l’inspecteur Carmichael, à la troisième personne du singulier, qui prend en charge l’enquête. Les chapitres alterneront ensuite les points de vue de ces deux personnages. Le changement de narration ne m’a pas dérangée ou perdue. Je m’y suis faite facilement.

Lors de son enquête, l’inspecteur Carmichael se rend compte qu’il y a beaucoup d’incohérences et que le coupable n’est probablement pas celui qu’on cherche à faire accuser. Il est déterminé à découvrir la vérité avant qu’un bouc-émissaire, à savoir David Kahn, ne soit mis derrière les barreaux.

Lucy de son côté, mène sa petite enquête en interne et va réaliser l’antisémitisme latent qui existe aussi en Angleterre. J’ai eu un peu peur avec ce personnage quand j’ai commencé ma lecture. Ses pensées partaient dans tous les sens, ce qui n’est pas forcément judicieux pour un premier chapitre. Mais ce défaut est très rapidement corrigé, et j’ai aimé découvrir le point de vue de Lucy sur toute cette histoire.

Au fil des pages, une atmosphère sombre et angoissante se met en place. On assiste aux mécanismes qui font basculer une démocratie vers un système totalitaire. On se rend compte à quel point c’est insidieux. Ça fait froid dans le dos !

Et on ne peut pas vraiment dire que l’histoire se termine bien. Mais comme c’est un premier tome, j’ose espérer que la fin de la trilogie est plus optimiste.

Différents thèmes sont traités ayant en commun l’intolérance : Antisémitisme, homophobie, manipulation de l’opinion… C’est un récit très riche, abordant de nombreux sujets, mais de manière fluide, distillés avec soin par l’auteur.

J’ai beaucoup apprécié ma lecture, et si de tels thèmes ne vous repoussent pas, je vous conseille vraiment de découvrir ce roman.

Pour ma part, je vais m’empresser d’emprunter le tome 2.

 

Le secret du roi

Saga : Lady Liberty, tome 1

Auteurs : Sala & Aurore

Éditeur : Soleil

Genre : Bande-dessinée – Historique

Résumé : Suivez les trépidantes aventures de Lady Liberty, agent spécial de Louis XVI ! « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré et le plus indispensable des devoirs. » La Fayette. Secrets d’État, espionnage, complots et trahisons, duels à l’épée, feu des mousquets et des canons, étreintes fougueuses sous la soie, répliques cinglantes. Liberté, Égalité, Fraternité ! Connaissez-vous les véritables origines de notre Révolution ? Saviez-vous que notre plus grande épopée nationale a commencé avec la guerre secrète des espions de Louis XVI pendant la Révolution américaine ? Saviez-vous que le plus redoutable de ces espions était une femme ? On l’appelait Liberty ! Lady Liberty !

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