Étiquette : 5 étoiles

Avant de t’oublier

Auteur : Rowan Coleman

Editeur : Milady

Genre : Contemporain

Résumé : Claire mène une vie heureuse en compagnie de son mari et de ses deux filles. Mais son bonheur est de courte durée : elle découvre qu’elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Sa mémoire part à la dérive, et elle oublie ce qu’elle croyait gravé en elle pour toujours. Pour lutter contre sa disparition, son mari lui offre un carnet dans lequel elle notera tout ce qu’elle n a pas encore oublié. Une façon de faire comprendre à ses filles que même si ses jours sont comptés, la vie a encore de beaux jours devant elle.

 

Mon avis


 

J’ai beaucoup aimé ce roman traitant d’Alzheimer. Si on connait tous cette maladie, au moins de nom, elle me touche d’un peu plus près depuis quelques mois, et j’étais donc curieuse de lire cette histoire. Je ne regrette pas un seul instant cette lecture.

 
L’intrigue

L’histoire nous est racontée du point de vue d’Alice, femme d’une grosse quarantaine d’années, qui on l’apprend bien vite souffre d’un Alzheimer précoce. On entre dans sa tête, on partage ses absences, ses doutes et ses déroutes alors qu’elle nous raconte sa vie et comment elle essaie au quotidien de reculer l’échéance : ce jour où elle ne se rappellera plus de ses proches. C’est aussi par ses yeux qu’on fait la connaissance de sa famille : son mari, ses filles, sa mère. Tous essayent de l’aider comme ils le peuvent, ce qui n’est pas sans créer des conflits. Surtout avec son mari, qu’Alice est le premier à oublier. Ce qui n’arrange rien quand elle tombe sous le charme d’un inconnu qui lui fait oublier sa maladie.

 
Les personnages

J’ai trouvé que tous les personnages étaient écrit avec une justesse bouleversante. Que ce soit Alice, luttant contre la confusion et la peine qu’elle inflige à ses proches sans le vouloir; ou son mari, touchant dans sa façon de vouloir l’aider alors qu’elle l’a oublié; ou sa mère, ignorant ses rebellions pour mieux s’occuper d’elle; ou encore sa fille de 20 ans qui a du mal à trouver sa place avec cette épée de Damoclès sur leur tête. Ils sont tous terriblement attachants.

 
Pour conclure

Je ne peux que vous conseiller ce roman que j’ai dévoré. Le style d’écriture est fluide et on se laisse facilement porter par les mots et les émotions qu’ils génèrent.

The crown – Saison 2

Titre : The Crown

Saison : 2

Genre : Drame, historique

Créateur : Peter Morgan

Casting : Claire Foy, Matt Smith, Vanessa Kirby, Jeremy Northam…

Résumé : La deuxième saison traite des relations du couple royal, de l’histoire personnelle et du passé difficile du duc d’Édimbourg, ainsi que de l’éducation du prince Charles. Les frasques de la princesse Margaret et son mariage avec Antony Armstrong-Jones sont également abordées.

Mon avis


J’avais bien aimé la saison 1 de cette série historique mais pas si éloignée, mais je lui avais trouvé un côté froid qui m’avait empêché d’adhérer à 100%. La saison 2 a atténué ce défaut, et je l’ai donc préférée.
 
L’intrigue
On continue à visiter le règne d’Elisabeth 2 à la fin des années 50 et début des années 60. Le premier épisode donne tout de suite le ton en nous présentant un couple royal en pleine crise. J’ai beaucoup aimé la réalisation de cette scène, toute en silences et en non-dits. La série nous offre ensuite un retour en arrière sur plusieurs épisodes pour comprendre comment ils en sont arrivés là. On redécouvre alors la vie de la reine et de ses proches à travers leurs crises personnelles, mais aussi les crises nationales et mondiales.
 
Les personnages
Je me suis beaucoup plus attachée aux personnages cette saison. Que ce soit Elizabeth, le duc d’Édimbourg, la princesse Margaret ou le petit prince Charles, ils ont tous bénéficié d’un approfondissement bienheureux et intéressant. Elizabeth m’a semblé plus impliquée et donc plus humaine. En apprendre plus sur le passé du Duc d’Edimbourg me l’a rendu plus touchant, même si son comportement à l’égard de son fils dans l’épisode 9 est révoltant. Margaret, à laquelle je m’étais attachée dans la saison 1, est dans une spirale qui m’attriste. Cette série me permet de découvrir les membres de cette famille royale dont je ne connais que ce qui parait dans les journaux, et elle prend une autre dimension.
 

Kennedy et son épouse Jackie


Les thématiques
Ce qui m’a énormément plu dans cette saison, ce sont les différents aspects historique qui ont été traité. J’en ai appris beaucoup, et remis en perspective certaines choses sur notre histoire récente. Que ce soit la crise du canal de Suez, la colonisation en général, les amitiés nazies du duc de Windsor ou l’assassinat de Kennedy ou les scandales de la presse, ils sont tous révélateurs d’une époque en mutation. Tous ces événements ont été abordés d’une main de maître dans cette saison et j’ai été plus que subjuguée.
 
Pour conclure, je vous conseille plus que fortement de regarder cette saison 2, surtout si vous êtes passionnés d’histoire comme je le suis.

Seven sisters


Titre original : What happened to Monday ?
Année de production : 2017
Réalisateur : Tommy Wirkola
Scénaristes : Max Botkin et Kerry Williamson
Distribution : Noomi Rapace, Glenn Close, Clara Read…
Genre : Science-Fiction, Thriller

Résumé : 2073.
La Terre est surpeuplée.
Le gouvernement décide d’instaurer une politique d’enfant unique, appliquée de main de fer par le Bureau d’Allocation des Naissances, sous l’égide de Nicolette Cayman.
Confronté à la naissance de septuplées, Terrence Settman décide de garder secrète l’existence de ses 7 petites-filles.
Confinées dans leur appartement, prénommées d’un jour de la semaine, elles devront chacune leur tour partager une identité unique à l’extérieur, simulant l’existence d’une seule personne : Karen Settman.
Si le secret demeure intact des années durant, tout s’effondre le jour où Lundi disparaît mystérieusement…

Mon avis


 
En tant qu’amatrice de science-fiction, ce film m’avait intrigué à sa sortie au ciné, mais je n’avais pas pris le temps d’aller le voir. Je me suis donc acheter le bluray et je ne le regrette pas car j’ai passé un excellent moment devant ce film.
 

L’univers
Dès l’introduction, on nous présente un univers sombre où la surpopulation atteint des sommets. Les raisons en sont données grâce à une voix off qui explique comment la société en est arrivée là. La surpopulation est visible dès que les personnages mettent le pied dehors. Les rues sont remplies de personnes. C’est pire que l’heure de pointe du métro, et ce, à n’importe quelle heure de la journée. Les couleurs très monochromes de la réalisation renforce cette impression de suffocation.
Pour résoudre ce problème de surpopulation, le gouvernement en la personne de Nicolette Cayman (Glenn Close) a mis en place une politique de l’enfant unique. Les fratries sont interdites et tous les cadets doivent être livrés pour être cryogénisés. S’ils ne le sont pas, ils sont traqués par les forces de l’ordre. C’est dans ce contexte que naissent des septuplés fille dont la mère meurt en couche. Elles sont recueillies par leur grand-père qui cache leur existence aux autorités.
 
L’intrigue
L’intrigue du film repose donc sur ces septuplées. Leur grand-père les garde enfermées dans son appartement, qu’il équipe pour pouvoir les cacher au mieux. Il leur donne à chacune le nom d’un des jours de la semaine. Quand elles sont un peu plus grande, il leur donne une identité unique. En prenant cette identité, chacune des filles pourra sortir le jour correspondant à son prénom. La majeure partie de l’intrigue se passe quand les filles sont adultes. Leur grand-père n’est plus là, et elles vivent de la même façon depuis toujours. Ce qui n’est pas sans entraîner quelques disputes entre elles, car elles ont toutes des caractères différents. Leur identité factice, Karen Settman, travaille dans une banque et est sur le point d’obtenir une promotion. Mais le lundi soir, Lundi ne revient pas de sa journée de travail. Inquiètes, ses sœurs décident d’enquêter, ce qui va les entraîner dans un périple haletant et rempli de dangers.
 

Les personnages
Bien sûr, tout d’abord il y a les septuplées. Elles ont chacune leur caractère propre, mais Lundi et Jeudi sont tout de suite plus mises en avant (l’intrigue vous révélera pourquoi) et celles qui se disputent le plus car elles ont deux conceptions de la vie aux antipodes. J’ai beaucoup aimé ces sept sœurs qui m’ont toutes touchée à leur façon. Noomi Rapace fait un travail formidable dans son interprétation.
Willem Dafoe est également excellent dans son rôle de grand-père, mais on ne le voit pas beaucoup. Le grand-père est touchant, mais c’est troublant de voir ce qu’il est obligé de faire pour conserver le secret.
J’ai eu un peu plus de mal avec la méchante Nicolette Cayman. Ils ont essayé d’en faire un antagoniste subtil, c’est déjà bien, mais ça aurait pu être mieux (bon, et puis faut dire que je ne suis pas particulièrement fan de Glenn Close).
Les autres personnages secondaires apportent un petit plus à l’intrigue, mais même s’ils ont leur importance, ils ne sont pas spécialement développés. Je ne vous en dit pas plus pour ne pas vous gâcher l’intrigue du film.
 
En conclusion, j’ai adoré ce film. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde grâce au rythme haletant de ce thriller. C’est assez rare pour le souligner. L’aspect SF d’anticipation est pas mal également, même si j’aurais aimé une critique plus subtile de la surpopulation. Ici, la dénonciation est bien présente, mais aucune idée de solution n’est abordée (à part la politique de l’enfant unique qui est l’objet de la dénonciation).
En clair, je vous conseille ce film comme un bon divertissement, mais n’attendez pas une critique puissante.

Thor : Ragnarok

Titre : Thor : Ragnarok
Année de production : 2017
Réalisateur : Taika Waititi
Scénaristes : Craig Kyle, Christopher Yost et Eric Pearson
Distribution : Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Tom Hiddleston…
Genre : Action – Fantastique

Résumé : Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök…

Mon avis

Pour commencer, il faut savoir que je ne suis pas vraiment objective sur cette saga car il y a mon Loki que j’aime d’amour dedans. Donc, forcément, j’ai adoré ce film, même si j’ai d’abord été surprise par le nouveau ton que prend la saga. Je me suis rapidement laissée emporter par le rythme du film.

Hela – déesse de la mort


L’intrigue
Le film commence avec un Thor en mauvaise posture, faisant face au Dieu des enfers. Cette première scène donne tout de suite le ton d’humour et d’autodérision que va adopter la suite du film. Après sa visite au dieu des enfers, Thor revient à Asgard où il démasque vite Loki sous les traits d’Odin. Les deux frères vont alors sur Terre retrouver Odin qui leur annonce la terrible menace qui pèse sur Asgard, en la personne de sa première fille, la puissante Hela, déesse de la mort.
Alors qu’Hela met le cap sur Asgard dont elle se dit l’héritière, Thor et Loki sont propulsés à l’autre bout de la galaxie sur une planète perdue dont ils vont avoir du mal à repartir.
J’ai beaucoup apprécié cette histoire, sans temps mort. Si l’intrigue de base n’est pas très originale, j’ai aimé le mélange des genres et des univers. Je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, et c’est assez rare pour que je le signale.

Thor et Banner


Les personnages
Ce film est moins dans le développement de ses personnages que dans l’action. Cela dit, on connaît suffisamment les personnages pour apprécier leurs différentes interactions et l’humour qui en découle. Thor et Loki sont fidèles à eux-mêmes, pour mon plus grand bonheur.
L’arrivée de Banner/Hulk dans la saga est sympa aussi. Il ramène une petite touche de fraîcheur tout en nous laissant en terrain connu. Là encore, ses interactions avec Thor sont un régal.
Le nouveau rôle de la Valkyrie, jouée par Tessa Thompon ajoute une touche de badassitude féminine appréciable. Son histoire est intéressante. J’espère en voir plus dans les prochains films.
Le personnage de Hela, la grande méchante du film est un peu trop cliché à mon goût et sans réelle profondeur, mais ça passe.
Pour finir, j’ai adoré voir Jeff Goldblum dans le rôle complètement décalé du grand Maître.
 

La photo / Les effets spéciaux / Le style
Le film s’inspire clairement des années 80, au niveau du graphisme, du style et du son. Le tout donne un résultat intéressant, qui joue sur la nostalgie des trentenaires et des films qu’on appréciait étant petits.
 
Pour conclure, Thor : Ragnarok est un film sympa et sans prise de tête. Si vous avez apprécié les deux premiers volets de la saga, vous devriez apprécié celui-ci, même s’il est moins axé sur le background des personnages.
Verdict : A déguster

Victoria – saison 2

Titre : Victoria

Saison : 2

Genre : Drama, Historique

Créateur : Daisy Goodwin

Casting : Jenna-Louise Coleman, Tom Hughes, Rufus Sewell, Catherine H. Flemming…

Résumé : La première saison suit le début de la vie de la reine Victoria, jouée par Jenna Coleman, Alexandrina (Puis Victoria) à partir de son accession au trône à l’âge de 18 ans, jusqu’à ses fiançailles, son mariage au Prince Albert et la naissance de leur fille : Victoria.
La deuxième saison se focalisera sur le rôle de Victoria en tant que reine et de ses devoirs envers son royaume, son mari et leurs enfants.

Mon avis

J’avais eu un coup de cœur lors de la saison 1 de cette série historique. Certes, elle est romancée, mais cela n’étouffe pas le ton et au final, le tout est attachant. Je me demandais si la saison 2 allait autant me plaire que la première. La réponse est oui, et bien plus encore.
Au début de cette saison 2, on retrouve Victoria là où on l’avait laissé, sans Lord M et se remettant de sa grossesse et de son accouchement, jonglant entre sa maternité et son rôle de reine. La place de la femme et la maternité dans la société patriarcale du 19ème siècle est un des thèmes importants de cette saison. Je l’ai trouvé abordé avec une justesse des plus touchantes. On voit clairement Victoria souffrir d’un baby blues. Le jeu de Jenna-Louise Coleman est une nouvelle fois excellent. Ce rôle lui va extrêmement bien. Elle m’a émue plus d’une fois. D’ailleurs, sortez les mouchoirs pour l’épisode 3.
Si Victoria sort son épingle du jeu une nouvelle fois, les autres personnages ne sont pas en reste.

Victoria et le prince Albert présentent leur nouveau-né à la cour


Le prince Albert gagne un peu en profondeur en apprenant une nouvelle familiale choquante. Ses réactions à cette révélation sont intéressantes. Mais ses interactions avec Victoria sont ce qui le caractérisent le plus pour le moment dans la série. Même si leur couple est attachant (notamment l’épisode où ils se retrouvent seuls loin de la cour), j’aimerais voir Albert prendre plus d’épaisseur par lui-même par la suite.
Les proches de la reine connaissent leur évolution également, et de nouvelles têtes font leur apparition. La Duchesse de Buccleuch et Wilhelmina Coke apportent un petit charme en plus, même si on sent l’inspiration de Lady Violet de Downton Abbey. Ce n’est pas pour me déplaire pour autant.

La Duchesse de Buccleuch et Wilhelmina Coke font leur arrivée à la cour


Les amours d’Ernest, le frère d’Albert, suivent leurs cours également, pas toujours dans le sens qu’il voudrait. Là encore, ce personnage m’a séduite par sa profondeur insoupçonnée. C’est encore plus le cas dans cette saison 2, et j’ai hâte de voir ce qu’il va advenir de ce personnage dans la saison 3.
Du côté des serviteurs, je les ai trouvé très émouvants dans cette saison, même si leurs intrigues étaient un peu plus au second plan cette année. Cela dit, l’épisode de Noël leur offre une intrigue intéressante et une superbe scène entre Mr Penge et Miss Skerrett.
Quant à la Baronne Lehzen, l’ancienne gouvernante de Victoria et celles de ses enfants, la tension monte tout le long de la saison entre elle et le prince Albert, jusqu’à la décision finale, inévitable. J’ai trouvé ce sujet bien amené, mais suis soulagée que cette intrigue soit bouclée car cela aurait vite pu tourner en rond. Et j’avoue que je ne supportais plus beaucoup la baronne sur la fin.
Côté politique, on suit le nouveau premier ministre, Sir Robert Peel, et son secrétaire qui apportent leur lot d’intrigue au palais.
Quant à Lord M, mon chouchou de la saison 1, oui, on le revoit, mais préparez vos mouchoirs, je vous l’ai déjà dit.
Pour finir, cette saison aborde de nombreux thèmes avec une certaine justesse, bien que parfois un peu naïvement. Tour à tour sont évoqués la maternité, le féminisme, le deuil, l’esclavage, l’homosexualité, la famine, le clivage protestant/catholique en Irlande, l’économie… Ce qui nous donne une série bien plus complexe et détaillée que son aspect romantique pourrait donner à penser.
Je vous conseille donc grandement de vous jeter sur cette saison 2 si ce n’est pas déjà fait. En plus, vous aurez la chance de voir le roi des Français dans l’épisode 5 :mrgreen: .

Victoria et le Roi Louis-Philippe Ier

Mary Poppins

Titre : Mary Poppins
1964
Réalisateur : Robert Stevenson
Cast : Julie Andrews, Dick Van Dyke, David Tomlinson…
Genre : Comédie, musical

Résumé : Rien ne va plus dans la famille Banks. La nurse vient de donner ses huit jours. Et ni M. Banks, banquier d’affaire, ni son épouse, suffragette active, ne peuvent s’occuper des enfants Jane et Michaël. Ces derniers passent alors une annonce tout à fait fantaisiste pour trouver une nouvelle nurse. C’est Mary Poppins qui répond et apparaît dès le lendemain, portée par le vent d’Est. Elle entraîne aussitôt les enfants dans son univers merveilleux. Un des plus célèbres films de la production Disney. (allociné)

Mon avis

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré ce film. D’après ma mère, je le regardais tous les mercredi quand j’étais petite. Ce film est pour moi un hymne à la gaieté, à l’optimisme et à la bonne humeur, et en le redécouvrant en étant adulte, je trouve qu’il a une profondeur insoupçonnée, surtout sur la parentalité. Je vous propose maintenant de faire un tour d’horizon sur ce film.

Les personnages

Mary Poppins

Le personnage principal ! Qui n’a pas rêvé d’avoir Mary Poppins pour nounou ? Sa fantaisie et sa magie animent à coups sûrs les journées. Même si elle est parfois un peu pète-sec je trouve, elle reste un personnage attachant et on ne sait jamais à quoi s’attendre avec elle. J’aurais adoré avoir sa solution magique pour le rangement : un claquement de doigts et ma chambre aurait été nickel ! J’ai essayé plusieurs fois, mais n’est pas Mary Poppins qui veut ! Et puis, entrer comme par magie dans un dessin-animé : le rêve !
Mais sous son humour et sa fantaisie, se cachent des sentiments bien réels qu’elle ne parvient pas à cacher, comme le prouve la fin douce-amère.

Bert

Mon homme idéal 🙂 ! Drôle, fantaisiste, mais responsable et sensé quand il le faut. Il a tout pour plaire. Je crois d’ailleurs que c’est mon personnage préféré. Il est toujours là pour accompagner Mary Poppins et les enfants dans leurs aventures, et est là pour les soutenir au besoin. Tout ça sans jamais s’imposer. J’aime beaucoup aussi sa façon de philosopher avec Mr. Banks à la fin du film. Je trouve ce passage très touchant maintenant que je suis adulte.

Jane et Michael Banks

Les fameux enfants dont s’occupe Mary. Ce sont à eux que le public enfantin s’identifie et par travers eux vivent le film. Ce sont des enfants espiègles qui souffrent du manque d’attention de leur père. Livrés à eux-mêmes, ils fuient l’autorité de leurs différentes nurses, jusqu’à l’arrivée de Mary Poppins, qui correspond à ce qu’ils recherchaient chez une nurse. La relation qui se noue peu à peu entre eux et Mary Poppins est touchante

M. Banks

Le père des enfants. C’est l’archétype de l’homme d’affaire embourgeoisé du début du vingtième siècle qui ne vit que pour son travail et laisse la gestion de la vie familiale à son épouse et ses domestiques. L’arrivée de Mary chamboule également son existence, et l’amène à relativiser ses priorités. Quand j’étais gamine, je n’aimais pas du tout ce personnage qui était froid et loin de l’image que j’avais d’un père. Aujourd’hui, et aidée par le film « Dans l’ombre de Mary », je trouve que c’est un personnage bien plus profond et émouvant qu’il n’y parait.

Mme. Banks


Elle est sommes toutes peu présente dans le film, et ce n’est pas le personnage le plus mémorable quand on est enfant. Mais là encore, elle prend une autre dimension quand on (re)visionne le film étant adulte. C’est en effet une suffragette, ces femmes qui ont lutté en Angleterre pour obtenir le droit de vote. Mais Mme. Banks a une certaine ambivalence. En effet, en dépit de cette position féministe, elle reste une femme sous la coupe de son mari, et qui a du mal à lui faire entendre raison. Heureusement, cela aussi évolue, mais on voit que le film date un peu en montrant qu’une épouse, même si féministe, doit rester sous le « contrôle » de son mari. Heureusement que quelques décennies ont passé.

Les personnages secondaires

En plus de ces personnages, le film possède toute une galerie de personnages secondaires hauts en couleurs. Je pense notamment à l’oncle Albert et ses crises de fous rires ou à l’amiral Boom et sa maison-bateau.

La musique et les chansons

Ce qui pour moi fait tout le charme de ce film, ce sont sa musique et ses chansons. Aujourd’hui, je frissonne rien que d’entendre certaines mélodies. Il y a pas mal de chansons, donc plutôt que de toutes vous les montrer, je vous propose un top 5 de mes chansons préférées :

N°1 : Chem Cheminée


 
N°2 : Nourrir les p’tits oiseaux
 

 
N°3 : C’est bon de rire
 

 
N°4 – Beau cerf-volant
 

 
N°5 : Supercalifragilisticexpialidocious
 

 


Voilà pour ce tour d’horizon de Mary Poppins, ma madeleine de Proust à moi. Certes, je suis loin d’être objective, mais je vous conseille de voir ou (re)voir ce petit bijou.

Les couleurs de l’ombre

Titre : Les figures de l’ombre
Année de production : 2017
Réalisateur : Theodore Melfi
Scénaristes : Allison Schroeder et Theodore Melfi
Distribution : Taraji P. Henson, Octavia Spencer, Janelle Monáe…
Genre : Drame, Biographie

Résumé : Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux Etats-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

 

Mon avis

Ce film, j’en avais entendu parler à sa sortie. Il m’avait intriguée, mais je n’avais pas pris la peine d’aller le voir au ciné. Sur les conseils de ma mère, je l’ai regardé récemment, et je ne le regrette pas ! Ce film m’a passionnée, et c’est assez rare pour que j’en parle.
L’histoire nous plonge dans l’Amérique des années 60, en plein climat de Guerre Froide et de ségrégation. Katherine, Dorothy et Mary sont trois femmes afro-américaines surdouées. Elles travaillent comme calculatrices au sein de la NASA. Chargées de différents calculs selon les besoins, elles sont dirigées vers différents services, selon les demandes de leurs collègues masculins. Jusqu’au jour où Katherine est choisie pour participer au programme spatial dans le but d’envoyer un homme dans l’espace.
Le film nous présente parallèlement l’évolution de ces trois femmes dans leurs combats pour leur carrière, mais aussi dans leur vie de tous les jours, sans oublier de nous présenter une société en pleine mutation, et les problèmes que ça engendre.
Katherine est intégré au service spatial, là où ne règne que des ingénieurs blancs et masculins. Elle doit y faire difficilement sa place, tout en prouvant ses capacités intellectuelles. Je salue ici la prestation de Kevin Costner dans le rôle de son patron. J’ai trouvé ce personnage formidable.
Dorothy, quand à elle, dirige le service des calculatrices afro-américaines, sans en avoir le titre, ni la paie. Elle apprend bientôt que la NASA a fait l’acquisition d’un IBM (ancêtre de nos ordinateurs) qui quand il fonctionnera remplacera son poste et celui de toutes ses employées. Dorothy va tout faire pour préserver leurs emplois.
Mary, quant à elle, veut devenir ingénieur. Pour cela, elle doit obtenir un diplôme. Mais en étant femme et noire, cela relève de l’impossible.
 


Les personnages, des principaux au secondaires, sont utiles à l’histoire et nous touchent à leur manière.
La grande Histoire est présente également, que ce soit par l’évocation de la course spatiale avec l’URSS, la lutte pour les droits civiques, le féminisme et la montée de la technologie.
Malgré les dénonciations liées au thème, le film est bienveillant et optimiste. Peut-être trop pour certains, mais j’ai personnellement apprécié ce ton. J’ignore à quels points les faits ont été romancés et si l’histoire s’écarte beaucoup de la réalité, mais ce film est pour moi un bijou que je vous conseille fortement.
Je vous quitte avec la bande-annonce :
 

Je suis Adèle Wolfe

Saga : Wolf by wolf, tome 1

Auteur : Ryan Graudin

Editeur : Editions du Masque

Genre : jeunesse, science-fiction

Résumé : 1956. Le IIIe Reich et l Empire du Japon gouvernent le monde.
Afin de commémorer la victoire des forces de l’Axe sur le Royaume-Uni et la Russie, Hitler et l’empereur Hirohito organisent chaque année une grande course de moto entre leurs deux continents. Le gagnant remporte une entrevue privée avec le Führer lors du bal de la Victoire.
Yael, une survivante des camps, n’a qu’un but dans la vie : gagner cette course et tuer Hitler. Pour parvenir à ses fins, elle décide de se faire passer pour la gagnante de l’année précédente, Adèle Wolfe. L’affaire se corse lorsque le frère et l’ancien petit-ami de cette dernière décident eux aussi de participer à la course…

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Oh la vache !

Auteur : David Duchovny

Éditeur : Grasset

Genre : Contemporain humoristique

Résumé : Vous connaissez Emma Bovary ? Voici sa cousine américaine, une adorable petite vache au destin tout aussi romanesque. Pour Elsie Bovary, le bonheur a toujours été dans le pré – jusqu’au jour où elle comprend qu’elle est vouée à finir en steak haché. Flanquée de deux complices, Shlomo le cochon converti au judaïsme et Tom le dindon qui voulait voir Istanbul, Elsie, déterminée à éviter l’abattoir, se lance dans un rocambolesque projet de Grande Évasion.

Mon avis

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce roman. Je me suis laissée tenter simplement en raison de l’auteur et du souvenir de ma passionaria X-files quand j’étais gamine. Au final, je n’ai pas été déçue car j’ai passé un excellent moment avec cette lecture !

Le style est frais et fluide. Les jeux de mots et les remarques quelques peu sarcastiques s’enchaînent. L’histoire est racontée du point de vue d’Emma la vache, et elle possède un ton très particulier qui me l’a rendu très attachante. Elle nous raconte son histoire de jeune vache adolescente, dont la meilleure amie commence à être sérieusement attirée par les taureaux. Sa vie à la ferme se passe tranquillement au rythme des traites. Jusqu’au jour où elle surprend une émission télévisée sur les abattoirs. Sa condition de vache la frappe durement à la découverte de cette réalité. Elle décide alors de partir en Inde, seul endroit où les vaches sont célébrées et respectées.

Elle rencontre un cochon qui veut partir en Israël (mieux vaut être haï que mangé) et une dinde (Turkey en anglais) qui veut partir en Turquie. Le voyage commence.

Le trio de personnage est savoureux, et ils ont tous leurs particularités qui les rendent uniques.

Cette fable est le prétexte pour une critique de notre société. Pourtant, elle est tout en douceur. Elle constate mais ne condamne pas. On comprend certaines choses, on se remet en question, sans pour autant se sentir sur le banc des accusés, ce qui est très appréciable.

Pour conclure, j’ai eu un coup de cœur pour cet OVNI littéraire, qui m’a agréablement changé de mes lectures habituelles.

Les enchantements d’Ambremer

Saga : Le Paris des merveilles, tome 1

Auteur : Pierre Pevel

Editeur : Bragelonne

Genre : Fantasy

Résumé : Paris, 1909. La tour Eiffel est en bois blanc, les sirènes se baignent dans la Seine, des farfadets se promènent dans le bois de Vincennes… et une ligne de métro relie la ville à l’OutreMonde, le pays des fées, et à sa capitale Ambremer. Louis Denizart Hippolyte Griffont est mage du Cercle Cyan, un club de gentlemen-magiciens. Chargé d’enquêter sur un trafic d’objets enchantés, il se retrouve impliqué dans une série de meurtres. L’affaire est épineuse et Griffont doit affronter bien des dangers: un puissant sorcier, d’immortelles gargouilles et, par-dessus tout, l’association forcée avec Isabel de Saint-Gil, une fée renégate que le mage ne connaît que trop bien…

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