Étiquette : drame

The crown – Saison 2

Titre : The Crown

Saison : 2

Genre : Drame, historique

Créateur : Peter Morgan

Casting : Claire Foy, Matt Smith, Vanessa Kirby, Jeremy Northam…

Résumé : La deuxième saison traite des relations du couple royal, de l’histoire personnelle et du passé difficile du duc d’Édimbourg, ainsi que de l’éducation du prince Charles. Les frasques de la princesse Margaret et son mariage avec Antony Armstrong-Jones sont également abordées.

Mon avis


J’avais bien aimé la saison 1 de cette série historique mais pas si éloignée, mais je lui avais trouvé un côté froid qui m’avait empêché d’adhérer à 100%. La saison 2 a atténué ce défaut, et je l’ai donc préférée.
 
L’intrigue
On continue à visiter le règne d’Elisabeth 2 à la fin des années 50 et début des années 60. Le premier épisode donne tout de suite le ton en nous présentant un couple royal en pleine crise. J’ai beaucoup aimé la réalisation de cette scène, toute en silences et en non-dits. La série nous offre ensuite un retour en arrière sur plusieurs épisodes pour comprendre comment ils en sont arrivés là. On redécouvre alors la vie de la reine et de ses proches à travers leurs crises personnelles, mais aussi les crises nationales et mondiales.
 
Les personnages
Je me suis beaucoup plus attachée aux personnages cette saison. Que ce soit Elizabeth, le duc d’Édimbourg, la princesse Margaret ou le petit prince Charles, ils ont tous bénéficié d’un approfondissement bienheureux et intéressant. Elizabeth m’a semblé plus impliquée et donc plus humaine. En apprendre plus sur le passé du Duc d’Edimbourg me l’a rendu plus touchant, même si son comportement à l’égard de son fils dans l’épisode 9 est révoltant. Margaret, à laquelle je m’étais attachée dans la saison 1, est dans une spirale qui m’attriste. Cette série me permet de découvrir les membres de cette famille royale dont je ne connais que ce qui parait dans les journaux, et elle prend une autre dimension.
 

Kennedy et son épouse Jackie


Les thématiques
Ce qui m’a énormément plu dans cette saison, ce sont les différents aspects historique qui ont été traité. J’en ai appris beaucoup, et remis en perspective certaines choses sur notre histoire récente. Que ce soit la crise du canal de Suez, la colonisation en général, les amitiés nazies du duc de Windsor ou l’assassinat de Kennedy ou les scandales de la presse, ils sont tous révélateurs d’une époque en mutation. Tous ces événements ont été abordés d’une main de maître dans cette saison et j’ai été plus que subjuguée.
 
Pour conclure, je vous conseille plus que fortement de regarder cette saison 2, surtout si vous êtes passionnés d’histoire comme je le suis.

Godless – saison 1

Titre : Godless

Saison : 1

Genre : Drame, Western

Créateur : Scott Frank

Casting : Jeff Daniels, Thomas Brodie-Sangster, Scoot McNairy, Michelle Dockery…

Résumé : Sur les traces de Roy Goode, Frank Griffin et sa bande terrorisent le Far West. La traque les mène à La Belle, une petite ville paisible habitée par des femmes.

Mon avis


 
Je n’avais pas entendu parler de cette série avant de voir le trailer ci-dessus. L’aspect badass et ville far-west menée par les femmes m’a séduite et j’ai sans attendre lancé le pilote dès qu’il a été disponible.
 
Le pilote
Malheureusement, même si le pilote se révèle bon, j’ai vite compris que l’aspect que j’avais apprécié dans la bande-annonce ne serait pas au centre de la série. L’épisode pose les bases de l’intrigue et pose les personnages de manière assez classique mais efficace. On entre tout de suite dans le bain d’une certaine violence inhérente au genre. Bah oui, le Far West, c’est rarement le pays des Bisounours. La réalisation, le jeu des acteurs et l’esthétisme offrent une belle oeuvre, mais ne m’ont pas captivé au point que j’enchaîne les épisodes directement après ma vision du pilote.
 

L’intrigue
J’ai repris mon visionnage quelques semaines après. Je voulais savoir si l’aspect girl power que j’attendais serait au rendez-vous par la suite. La réponse ? Pas autant que j’aurais aimé, même si les femmes ont tout de même des rôles forts, différents des rôles dans lesquelles elles sont cantonnées dans ce genre. L’intrigue principale est celle présente dans le résumé que vous pouvez lire plus haut. Roy Goode est un des anciens brigands de la bande de Franck Griffin. L’histoire suit en parallèle Roy qui se cache à La Belle, ce qui donne l’occasion de découvrir la ville et ses personnages, et Franck et sa bande et les exactions qu’ils mènent lors de leur traque. C’est une intrigue basique et l’originalité vient essentiellement du traitement des personnages.
 

Les personnages
Il y a une sacrée galerie de personnages dans cette série. Tout d’abord Roy Goode et Franck Griffin. Roy est un orphelin qui a été recueilli par Franck Griffin quand il avait une dizaine d’années. Mais après l’avoir trahi et volé, il s’est enfui et réfugié à La Belle, dans la ferme d’Alice Fletcher, vivant seule avec son fils et sa belle-mère indienne. Alice est une femme forte qui vit loin de la ville et qui est montrée par le reste de la ville comme la cause de tous leurs malheurs.
Dans le reste de la ville, on trouve également le shérif, excellent tireur mais qui perd la vue, sa sœur qui depuis qu’elle est veuve se découvre une liberté qu’elle savoure, l’ancienne prostituée devenue institutrice, une allemande loufoque qui se balade nue, et bien d’autres personnages originaux qui donne une réelle identité à cette ville de La Belle.
J’ai eu un coup de cœur pour le charmant Roy Goode. Franck Griffin m’a fait plusieurs fois frissonner et mis mal à l’aise. J’ai également beaucoup aimé Marie-Agnès, la sœur du shérif qui ne s’en laisse pas compter.
Une chose est sûre, les personnages de La Belle ne vous laisseront pas indifférents.
 
L’univers
On retrouve ici un Far West brut dans sa réalité et sa violence. L’esthétisme et les couleurs lumineuses rajoutent à cette impression.
La ville de La Belle et sa mine sont au centre de l’histoire et ces lieux sont bien représentés, que ce soit la ferme d’Alice, le bureau du shériff. Elle apparaît comme un espace relativement civilisé, contrairement à l’extérieur, où l’aspect sauvage est mis en avant, que ce soit par les scènes de chasses ou les exactions de la bande de Griffin.
 
Pour conclure, j’ai bien aimé cette série, et pourtant je ne suis pas une fan du genre. Cela dit, je reste un peu déçue, car j’espérais que l’aspect « Girl power » serait encore plus mis en avant.
Il n’y a pas de saison 2 annoncée pour l’instant, et je ne sais pas s’il y en aura une. La fin de la saison 1 finit l’intrigue et nous laisse juste une petite ouverture pour une éventuelle suite. Mais pour ma part, je ne suis pas certaine que la piste évoquée m’intéresse. Wait and see, comme on dit !

Victoria – saison 2

Titre : Victoria

Saison : 2

Genre : Drama, Historique

Créateur : Daisy Goodwin

Casting : Jenna-Louise Coleman, Tom Hughes, Rufus Sewell, Catherine H. Flemming…

Résumé : La première saison suit le début de la vie de la reine Victoria, jouée par Jenna Coleman, Alexandrina (Puis Victoria) à partir de son accession au trône à l’âge de 18 ans, jusqu’à ses fiançailles, son mariage au Prince Albert et la naissance de leur fille : Victoria.
La deuxième saison se focalisera sur le rôle de Victoria en tant que reine et de ses devoirs envers son royaume, son mari et leurs enfants.

Mon avis

J’avais eu un coup de cœur lors de la saison 1 de cette série historique. Certes, elle est romancée, mais cela n’étouffe pas le ton et au final, le tout est attachant. Je me demandais si la saison 2 allait autant me plaire que la première. La réponse est oui, et bien plus encore.
Au début de cette saison 2, on retrouve Victoria là où on l’avait laissé, sans Lord M et se remettant de sa grossesse et de son accouchement, jonglant entre sa maternité et son rôle de reine. La place de la femme et la maternité dans la société patriarcale du 19ème siècle est un des thèmes importants de cette saison. Je l’ai trouvé abordé avec une justesse des plus touchantes. On voit clairement Victoria souffrir d’un baby blues. Le jeu de Jenna-Louise Coleman est une nouvelle fois excellent. Ce rôle lui va extrêmement bien. Elle m’a émue plus d’une fois. D’ailleurs, sortez les mouchoirs pour l’épisode 3.
Si Victoria sort son épingle du jeu une nouvelle fois, les autres personnages ne sont pas en reste.

Victoria et le prince Albert présentent leur nouveau-né à la cour


Le prince Albert gagne un peu en profondeur en apprenant une nouvelle familiale choquante. Ses réactions à cette révélation sont intéressantes. Mais ses interactions avec Victoria sont ce qui le caractérisent le plus pour le moment dans la série. Même si leur couple est attachant (notamment l’épisode où ils se retrouvent seuls loin de la cour), j’aimerais voir Albert prendre plus d’épaisseur par lui-même par la suite.
Les proches de la reine connaissent leur évolution également, et de nouvelles têtes font leur apparition. La Duchesse de Buccleuch et Wilhelmina Coke apportent un petit charme en plus, même si on sent l’inspiration de Lady Violet de Downton Abbey. Ce n’est pas pour me déplaire pour autant.

La Duchesse de Buccleuch et Wilhelmina Coke font leur arrivée à la cour


Les amours d’Ernest, le frère d’Albert, suivent leurs cours également, pas toujours dans le sens qu’il voudrait. Là encore, ce personnage m’a séduite par sa profondeur insoupçonnée. C’est encore plus le cas dans cette saison 2, et j’ai hâte de voir ce qu’il va advenir de ce personnage dans la saison 3.
Du côté des serviteurs, je les ai trouvé très émouvants dans cette saison, même si leurs intrigues étaient un peu plus au second plan cette année. Cela dit, l’épisode de Noël leur offre une intrigue intéressante et une superbe scène entre Mr Penge et Miss Skerrett.
Quant à la Baronne Lehzen, l’ancienne gouvernante de Victoria et celles de ses enfants, la tension monte tout le long de la saison entre elle et le prince Albert, jusqu’à la décision finale, inévitable. J’ai trouvé ce sujet bien amené, mais suis soulagée que cette intrigue soit bouclée car cela aurait vite pu tourner en rond. Et j’avoue que je ne supportais plus beaucoup la baronne sur la fin.
Côté politique, on suit le nouveau premier ministre, Sir Robert Peel, et son secrétaire qui apportent leur lot d’intrigue au palais.
Quant à Lord M, mon chouchou de la saison 1, oui, on le revoit, mais préparez vos mouchoirs, je vous l’ai déjà dit.
Pour finir, cette saison aborde de nombreux thèmes avec une certaine justesse, bien que parfois un peu naïvement. Tour à tour sont évoqués la maternité, le féminisme, le deuil, l’esclavage, l’homosexualité, la famine, le clivage protestant/catholique en Irlande, l’économie… Ce qui nous donne une série bien plus complexe et détaillée que son aspect romantique pourrait donner à penser.
Je vous conseille donc grandement de vous jeter sur cette saison 2 si ce n’est pas déjà fait. En plus, vous aurez la chance de voir le roi des Français dans l’épisode 5 :mrgreen: .

Victoria et le Roi Louis-Philippe Ier

Mes vies de chien

Titre : Mes vies de chien (A Dog’s Purpose)
Année de production : 2017
Réalisateur : Lasse Hallström
Scénariste : Cathryn Michon
Distribution : Josh Gad, K.J. Apa, Britt Robertson…
Genre : Comédie dramatique

Résumé : L’histoire d’un chien qui se réincarne plusieurs fois et cherche toujours à retrouver son maître d’origine et la meilleure amie de celui-ci.

Mon avis

Je ne suis pas une amoureuse folle des chiens, et je ne pensais pas autant apprécier ce film, mais j’ai passé un très bon moment à le regarder. Je me suis laissée prendre par cette histoire racontée par l’âme d’un chien à travers plusieurs de ses réincarnations en diverses races de chiens.
On suit donc les aventures de Bailey (aka Buddy aka Tino aka Ellie), chien de son état qui suite à sa première vie sans se poser de questions, se demande dans sa deuxième vie quelle est le but de la vie d’un chien. Il se trouve justement que dans cette vie, son maître est un jeune garçon nommé Ethan. Entre les deux va naître une amitié et une complicité sans limite.
Malgré ce que l’on pourrait penser, l’histoire ne tourne pas totalement autour du chien. C’est plutôt l’occasion de voir l’âme et les travers humain du point de vue d’un de nos amis canins, de prendre un peu de recul.

Ethan et Bailey


Il se trouve que la vie d’Ethan n’est pas sans problème. Il a des parents aimants, même si on devine son père un peu froid. Ce dernier n’apprécie pas d’avoir un chien, d’autant plus quand suite à un accident, il perd son emploi, puis sombre dans l’alcool.
Bailey suit donc ces événements, faussés par sa vision de chien. On le voit grandir avec Ethan, jusqu’au jour où il doit passer de l’autre côté. Les différentes scènes de mort des différentes vies de Bailey sont évidemment déchirantes, sans pour autant verser dans le mélodrame.
Lors des passages vers ses autres vies, Bailey garde tous ses souvenirs, et désire donc retrouver Ethan. Je ne vais pas vous détailler les différentes vies de Bailey pour ne pas vous gâcher la surprise. Un point commun relie pourtant ses différents maitres : la solitude. A sa manière, Bailey va essayer de les consoler. J’ai trouver ses études de la solitude moderne (salut Souchon !) très bien pensées et émouvantes (Vis ma vie de célibataire ^_^).
Je ne vais pas vous en dévoiler davantage sur le film car ça gâcherait tout l’intérêt. Cela dit, je vous conseille grandement ce film, bien plus profond qu’on pourrait le penser. Et voici la bande annonce (A regarder à vos risques et périls car elle dévoile quasiment tout le film) !
 

Elle s’appelait Sarah

Auteur : Tatiana de Rosnay

Editeur : Le livre de Poche

Genre : Drame

Résumé : Paris 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine, est chargée de couvrir la commémoration du Vél d’Hiv. Découvrant avec horreur le calvaire de ces familles juives qui furent déportées à Auschwitz, elle s’attache en particulier au destin de Sarah et mène l’enquête jusqu’au bout, au péril de ce qu’elle a de plus cher.
Paris 16 juillet 1942. À l’aube la police française fait irruption dans un appartement du Marais. Paniqué, le petit Michel se cache dans un placard. Pour le protéger, sa grande sœur l’enferme et emporte la clef, en lui promettant de revenir. Mais elle fait partie des quatre mille enfants raflés ce jour-là…

Mon avis

Quelle histoire émouvante ! J’ai dévoré ce livre en quelques heures, entraînée par la plume de Tatiana de Rosnay que je découvre ici pour la première fois, et par les recherches du personnage principal.

Dans ce roman, deux histoires se déroulent en parallèle pour finir par se retrouver. D’abord celle tragique de Sarah (dont on apprend le prénom plus tard, même si vu le titre on s’en doute un peu. Simplement, avec des mots justes qui font encore plus froid dans le dos, on nous raconte l’irruption de la police, le vel d’hiv, le camp d’internement, la séparation familiale… La révolte de la petite Sarah face à cette injustice m’a fait monter les larmes aux yeux, m’a donné envie de hurler ma rage tout comme Sarah aurait aimé le faire. Un récit poignant, jusqu’à la révélation finale, à laquelle on s’attend mais qui nous fait tout de même frissonner.

On a aussi l’histoire plus contemporaine de Julia. Journaliste d’origine américaine établie en France, elle doit rédiger un article sur la rafle du Vel d’Hiv. C’est l’occasion pour elle de se pencher sur une partie de l’histoire française qui lui est inconnue. Aussitôt sa mission divise : certains l’encouragent ; d’autres, comme son mari, lui enjoignent de renoncer : on n’obtient rien de bon à vouloir déterrer le passé. Mais Julia veut savoir, et découvre bientôt que l’appartement de famille dans lequel elle va bientôt emménager, appartenait autrefois à une famille juive victime de la rafle. Cela devient alors une affaire personnelle qu’elle se fait une obligation de résoudre.

J’ai trouvé cette partie aussi passionnante que l’autre. Mme De Rosnay nous livre une galerie de personnages intenses et attachants. L’enquête de Julia m’a passionnée, jusqu’au dénouement final, plus « heureux » qu’on pourrait s’y attendre. Elle permet d’évoquer la force de la mémoire collective, de ces sombres moments historiques qu’on aimerait parfois renier, par honte. Elle évoque la force des secrets familiaux, des tabous. Elle nous fait nous demander « Comment survivre et vivre après des événements si horribles qu’on a peine à les imaginer ? ». C’est une histoire qui bouleverse, mais une histoire utile et nécessaire.

« Elle s’appelait Sarah ». Le titre vient probablement de la magnifique chanson de Jean-Jacques Goldman, « Comme toi« . A la lecture, j’ai aussi pensé à la tout aussi splendide chanson « Né en 17 à Leidenstadt« , du même auteur. Ce message non plus, il ne faut pas l’oublier.

Au final, ce roman a été pour moi un véritable coup de cœur ! Je reviendrai assurément vers la plume de Tatiana De Rosnay !

Nom de code : Verity

Auteur : Elizabeth Wein

Editeur : Castelmore

Genre : Historique

Résumé : Il me reste deux semaines à vivre. Ensuite, je sais que vous me tuerez. C’est le sort que vous réservez à tous les espions que vous coincez, non ? Alors autant coopérer, si ça peut m’éviter les interrogatoires brutaux du capitaine SS von Linden. Je vais vous livrer tout ce que je sais de l’effort de guerre britannique : les codes, les lieux, les modèles d’avion… Tout a commencé le jour où j’ai rencontré Maddie.
Le pilote qui m’a conduite jusqu’en France, c’était elle. Nous avons tenté une invasion en tandem. Nous formions une équipe du tonnerre.

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